Maison de villégiature dite Villa Sergewna, puis La Louisiane

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Maison de villégiature

Appelation d'usage

Villa Sergewna ; La Louisiane

Titre courant

Maison de villégiature dite Villa Sergewna, puis La Louisiane

Localisation

Localisation

Normandie ; Calvados (14) ; Deauville ; boulevard Eugène Cornuché ; rue Le Marois ; rue Laplace ; rue Victor Hugo ; : République de Colombie (rue) rue Général Leclerc

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Basse-Normandie

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Deauville

Canton

Trouville-sur-Mer

Adresse de l'édifice

Eugène Cornuché (boulevard) ; Le Marois (rue) ; Laplace (rue) ; Victor Hugo (rue) ; Général Leclerc (rue) : République de Colombie (rue)

Références cadastrales

1984 AE 127, 128, 115 à 117, 170, 171, 122 à 126 ; 1984 AD 2 à 7, 404, 405

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Jardin ; enclos ; portail ; communs

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1861

Commentaires concernant la datation

Daté par travaux historiques

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Morny Charles Auguste, duc de (commanditaire)

Description historique

La Villa Sergewna a été construite en 1861 pour le duc de Morny. Avec les villas Victoria Lodge et Elisabeth [cf. notices : IA14003129 et IA14003311], elle fait partie des premiers édifices du nouveau Deauville. La construction de villas par les fondateurs de la station s'inscrivait dans une démarche promotionnelle, qui consistait à susciter l'intérêt des investisseurs et à donner l'impulsion aux constructions privées. A la mort du duc de Morny en 1865, la villa revint à sa femme, la princesse Sophie Troubetzkoy, qui se remaria avec le duc de Sesto en 1868. Elle céda la propriété en 1879 à la baronne d'Erlanger, qui lui donna le nom de "Louisiane". Cette dernière acquit les deux îlots situés derrière la villa qu'elle fit aménager en jardin d'agrément. En 1912, Eugène Cornuché acquit la villa, détruite la même année pour permettre la construction de l'Hôtel Royal. Les jardins aménagés sur les îlots attenants ont été conservés jusqu'au milieu du 20e siècle, puis divisés en parcelles et lotis.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Brique ; bois

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan massé

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré ; étage de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation ordonnancée ; élévation à travées

Typologie de couverture

Toit polygonal ; toit à longs pans ; pignon couvert

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre

Commentaire descriptif de l'édifice

La propriété du duc de Morny occupait toute la superficie d'un îlot bordé au nord-ouest par la Terrasse (actuellement boulevard Eugène Cornuché) , au nord-est par la rue du Cercle (actuellement rue Le Marois) , au sud-est par la rue des Villas (actuellement rue République de Colombie) et au sud-ouest par la rue de Morny (actuellement rue Laplace). La villa était implantée au centre du jardin, clos par un solin en brique supportant une grille. Lorsque la baronne d'Erlanger devint propriétaire de la villa, elle acquit les deux îlots attenants au sud-est pour agrandir le jardin. Décrit dans un article publié en 1912 dans « La Vie à la Campagne », le jardin était occupé par un kiosque couvert en chaume, des serres et une remise à automobile. De plan massé, la villa comprenait un rez-de-chaussée surélevé sur sous-sol, un étage carré et un étage de comble. Le toit était couvert en ardoise. L'étage de comble était éclairé par des lucarnes à fronton cintré et des oeils-de-boeuf. Le gros-oeuvre était en brique rouge. Les chaînes des angles, les encadrements des baies, les tables ornant les trumeaux et les larges bandeaux séparant les différents niveaux d'élévation étaient en brique jaune. Les références néo-classiques étaient perceptibles dans le plan massé, les baies du rez-de-chaussée couvertes en plein cintre et la composition symétriques des élévations nord-ouest et sud-est. L'élévation nord-ouest comprenait un corps central à trois travées encadrées de tourelles polygonales reliées par une terrasse couverte portant balcon. Plus sage, l'élévation sud-est, à sept travées, était marquée par la travée axiale en décrochement, couronnée par un fronton à arc surbaissé et animée par un balcon soutenu par des consoles stylisées.

Commentaires d'usage régional

Villa du front de mer,villa en milieu de jardin,parcelle rectangulaire,parcelle traversante,style néo-classique,éléments saillants (terrasse surélevée, balcon),tourelle polygonale

État de conservation (normalisé)

Détruit

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Tournoux Marie-Noël ; Hébert Didier

Cadre de l'étude

Patrimoine de la villégiature

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Basse-Normandie - Direction de l'Inventaire général du patrimoine culturel Abbaye aux Dames - Place Reine Mathilde BP 523 - 14035 Caen Cedex - 02.31.06.97.33