Maison de villégiature dite La Ferme du Coteau, puis Villa Strassburger

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison

Précision sur la dénomination de l'édifice - hors lexique

Maison de villégiature

Appelation d'usage

La Ferme du Coteau ; Villa Strassburger

Titre courant

Maison de villégiature dite La Ferme du Coteau, puis Villa Strassburger

Localisation

Localisation

Normandie ; Calvados (14) ; Deauville ; route de Saint-Arnoult

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Basse-Normandie

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Deauville

Canton

Trouville-sur-Mer

Adresse de l'édifice

Saint-Arnoult (route de)

Références cadastrales

1984 AN 2 à 4

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Jardin ; enclos ; portail ; communs ; serre

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1er quart 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1907

Commentaires concernant la datation

Date portée

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Signature ; attribution par travaux historiques

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Rotschild Henri de (commanditaire) ; Strassburger Ralph Beaver (habitant célèbre)

Description historique

Cette maison de villégiature, appelée la Ferme du Coteau, est édifiée en 1907 par l'architecte caennais Georges Pichereau pour le baron Henri de Rothchild, à l'emplacement de la ferme appartenant depuis 1838 au docteur Achille Flaubert, père du romancier qui la céda en 1875 à Delahante, actionnaire de la Société immobilière de Deauville. Le 19 février 1924, la villa est rachetée par Ralph Beaver Strassburger, américain fortuné, propriétaire d'une écurie de courses. C'est à cette époque que la propriété est agrandie par l'adjonction d'un terrain au sud, destiné à l'aménagement d'une serre et d'une maison de jardinier. Pendant la seconde guerre mondiale, la villa est occupée par le commandant de la localité. Uun souterrain, encore visible, est construit en 1942 à l'arrière de l'édifice pour assurer la sécurité de ses occupants. En 1948, le décor intérieur et le mobilier sont remplacés par Vignac, tapissier et ébéniste. En 1975, la villa est protégée au titre des Monuments historiques. En 1980, la propriété est léguée à la Ville par Johan Peter Strassburger, fils de Ralph Beaver Strassburger. Aujourd'hui, des réceptions privées et des manifestations culturelles y sont organisées.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Moellon ; calcaire ; silex ; enduit ; ciment ; brique ; faux pan de bois ; appareil en damier ; enduit d'imitation

Matériaux de la couverture

Tuile plate

Description de l'élévation intérieure

Sous-sol ; rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré ; 2 étages de comble

Partie d'élévation extérieure

Élévation à travées

Typologie de couverture

Toit à longs pans ; croupe ; toit en pavillon ; toit à l'impériale

Emplacement, forme et structure de l’escalier

Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie

Commentaire descriptif de l'édifice

Située en écart, à proximité de l'hippodrome de la Touques, la villa est implantée au centre d'un vaste parc en pente. La propriété est clôturée par un solin en pierre calcaire soulignée par des joints bombés en ciment et surmonté d'une grille en bois. De volumétrie importante, la villa comprend un rez-de-chaussée surélevé sur sous-sol, un étage carré et deux étage de comble. Associant longs pans, toit à l'impériale, toit en pavillon et pyramidion, le toit est couvert en tuile plate. Il est sommé d'épis de faîtage en céramique. Les deux étages de comble sont éclairés par des lucarnes passantes et à croupe. Le gros-œuvre, en pierre calcaire, est visible dans les parties basses où la variété des appareils participe au décor des élévations (appareil hexagonal souligné par des joints bombés, appareil allongé, damier en pierre calcaire, silex et ciment imitant la pierre de taille). Dans les parties hautes, il est orné d'un faux pan de bois plaqué, de type structurel : colombes verticales, écharpes et croix de Saint-André. Le hourdis est en ciment ou en brique. Les élévations sont animées par de nombreux éléments en décrochement (avant-corps, oriels, auvent en façade). Aux allures de manoir, la villa s'inspire de l'architecture traditionnelle augeronne : appareils en damier à l'exemple des châteaux de la Roque-Baignard ou de Saint-Germain-de-Livet, fermes débordantes renvoyant aux maisons de ville de Lisieux, hourdis en tuileaux présent sur de nombreux édifices vernaculaires. Le caractère normand de la villa est renforcé par l'aménagement régionaliste du parc en herbe et planté de pommiers. La villa combine architecture savante (notamment dans le traitement complexe des toitures) et augeronne.

Technique du décor des immeubles par nature

Céramique

Indexation iconographique normalisée

Candélabre

Description de l'iconographie

Le toit de la villa est couronné d'épis de faîtage en céramique figurant des candélabres.

Commentaires d'usage régional

Villa en milieu de jardin,Régionaliste,style normand,éléments saillants (balcon, loggia, terrasse)

État de conservation (normalisé)

Bon état

Protection et label

Date et niveau de protection de l'édifice

1975/10/29 : inscrit MH

Observations concernant la protection de l'édifice

PROT : inscrit MH partiellement DPRO : 1975/29/10 inscrit MH PPRO : façades et toitures (cad. 1984 AN 2) : inscription par arrêté du 29 octobre 1975. APRO : arrêté

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1998

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Tournoux Marie-Noël ; Hébert Didier

Cadre de l'étude

Patrimoine de la villégiature

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Basse-Normandie - Direction de l'Inventaire général du patrimoine culturel Abbaye aux Dames - Place Reine Mathilde BP 523 - 14035 Caen Cedex - 02.31.06.97.33

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