Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
attribution par travaux historiques ; attribution par source ; signature
Description historique
En 1909, la municipalité de Deauville sollicite le réseau des chemins de fer de l'Etat afin d'entreprendre l'agrandissement de la gare de Trouville-Deauville érigée sous le Second Empire, devenue trop petite pour accueillir des usagers de plus en plus nombreux. La réalisation d'un premier projet, élaboré en 1911, se heurte à des difficultés financières, Trouville refusant d'apporter sa contribution. En 1913, l'administration ferroviaire propose un plan de financement, ajourné par la Première Guerre mondiale. Au lendemain de l'Armistice, les négociations reprennent, portant cette fois sur la construction d'une nouvelle gare. Deux projets sont successivement proposés, l'un en 1920 par l'architecte Julien Polti, l'autre en 1922 par l'architecte J. Laynaud (?). Jugeant ce dernier trop coûteux (7.400.000 francs) , l'administration des chemins de fer de l'Etat le rejette en 1923. Ce n'est qu'en 1930 qu'un accord est trouvé entre les trois partenaires (financement de l'opération au tiers) , autour du projet de l'architecte Jean Philippot, qui achevait au même moment la réfection de la gare de Vanves-Malakoff. Les plans et devis, approuvés par le ministre des travaux publics le 12 janvier 1931, comprenaient la construction d'un bâtiment principal et de deux bâtiments annexes destinés l'un au service des messageries, l'autre aux bureaux et autres locaux, l'aménagement d'une cour des voyageurs, de six voies principales desservant trois quais à voyageurs de 300 mètres et d'un faisceau de cinq voies pour le nettoyage des rames des voyageurs. Le chantier, confié à l'entreprise rouennaise Chard, commence en novembre et s'achève six mois plus tard. La gare de Trouville-Deauville est inaugurée le 26 juillet 1931. Le projet n'a cependant été que partiellement réalisé : la nouvelle gare avait été construite en retrait de l'ancienne, afin de dégager une vaste place au nord-ouest fermée par un ensemble de boutiques alignées le long de l'avenue de la République. La construction des boutiques a été abandonnée et la place aménagée en aire de stationnement pour les voitures automobiles. En 1932, un projet, non réalisé, est déposé par l'architecte-voyer Léopold Mias pour aménager aux abords de la gare des jardins plantés de pommiers. Au cours du 20e siècle, les intérieurs sont remaniés : la salle des bagages, la salle d'attente des 1ère et 2ème classes et la bibliothèque sont supprimées.