Description historique
D'après le cadastre napoléonien (182. ?), le bâti ancien témoigne d'un mode d'exploitation de type domanial, composé soit de grandes fermes de plan allongé entourées d'un parcellaire étendu (8 fermes mentionnées parmi lesquelles Le Gapia et son moulin, Couchart, Mongé...), soit d'anciens "écarts" de paysans-brassiers, dont les traces sont difficilement perceptibles car ils ont évolué depuis en hameaux (Le Py-d'en-bas, Fontcommunal, La Barraque, Les Cols). Tous ces sites sont accompagnés d'un puits, d'une source, d'une fontaine ou d'un bassin-réservoir. Une étude de la propriété foncière permettrait de déterminer de quelle seigneurie ou de quel domaine ils dépendaient. Fontcommunal, où la toponymie conserve l'appellation de "mas", aurait été rattaché au domaine de Lourde. On relève très peu de dates portées (1781, 1789) mais les caractères architecturaux du bâti permettent de dater du 18e siècle les vestiges des "écarts" (une pierre datée 1775 aurait récemment disparu à Froumatjat). Dans le village, comme à Bonnac, la maison-bloc à une travée, au volume ramassé, est majoritaire. Le type se généralise au cours du 19e siècle sur les hameaux. L'habitat fermier se répand également (sur les 22 fermes repérées, la plupart sont du 19e siècle). Durant la 2ème moitié du 19e siècle, l'essor économique de la commune se traduit par un foisonnement de maisons à deux travées et un habitat cossu de grandes maisons de maître avec dépendances (voire logement de régisseur, écuries, etc. ) le long des voies de communications. Après 1892, le chemin de fer est l'occasion d'une relance : on voit apparaître la briqueterie de Cathé, probablement à l'origine d'une vague de construction ou de reconstruction datable des années 1900, illustrée par une architecture de style industriel (briques de série, arcs segmentaires écrasés, piédroits en harpe). Dans les années 1920-30, deux entrepreneurs (Méric et Laffargue) ont répandu l'usage du parpaing de béton, qui tend alors à remplacer le galet et le moellon calcaire. Ceci modifia considérablement l'aspect du bâti sur Les Pujols et les communes alentour. Après 1945, un bon nombre d'agriculteurs ont cultivé le tabac et transformé leurs anciens hangars ouverts en séchoirs à tabac.