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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Saint-Amans
présentation de la commune de Saint-Amans


Référence de la notice
IA09000112
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
11 octobre 2018
Date de dernière modification de la notice
18 mai 2024
Rédacteur de la notice
Fournier Claire ; Claeys Laurent ; Pradier Sandrine
Mentions légales
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Communauté de communes des Portes d'Ariège Pyrénées
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Saint-Amans
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Ariège (09) ; Saint-Amans
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Communauté de communes du Pays de Pamiers
Canton
Pamiers-ouest
Historique de l'édifice
Description historique
Le village de Saint-Amans serait à l'origine une ancienne paroisse, donnée en 1120 à l'abbaye Saint-Antonin de Frédélas. Dès le 14e siècle, la paroisse est rattachée à celle d'Unzent. Selon la tradition, un ancien château, totalement disparu, aurait occupé la butte du Castela, au-dessus du village. En 1322, sont condamnés par l'Inquisition de Pamiers, un certain nombre de "béguins" originaires de Saint-Amans. Au 16e siècle, la seigneurie de Saint-Amans est détenue, avec celle d'Unzent , par la famille de Lordat. A la lecture du plan cadastral napoléonien (1824), le village paraît composé de deux modules quadrangulaires, probablement enclos à l'origine. L'église elle-même et son cimetière, dans une parcelle de forme ovoïde, constitue l'angle nord-ouest d'un module carré, indiqué sans bâti en 1824. Un deuxième module plus vaste, de plan carré également, se greffe au nord du précédent. Il contient deux ensembles parcellaires réguliers disposés à la perpendiculaire, ménageant un vaste espace central qui correspond à la place actuelle. La barre d'habitat qui borde le côté nord de la place, composée de petites habitations mitoyennes, pourrait répondre à la typologie de "l'écart" (le bâti actuel a fait l'objet de transformations), tandis que l'occupation parcellaire qui borde le côté ouest de la place est moins dense (parcelles de jardin et dépendances ?). L'ancienne maison forte, aujourd'hui mairie, est placée à l'angle sud-ouest du village, à la jonction entre les deux modules. Cette organisation parcellaire, très régulière, ne peut procéder que d'une démarche volontaire, mais l'état actuel des connaissances ne permet pas d'en préciser le processus. Des puits et sources se trouvaient au sud de l'église, non loin de la hauteur du Castela, ainsi qu'à l'intérieur de la maison forte elle-même. Au pied de l'ancien Castela, à peu de distance du village vers l'ouest, se maintient le hameau de Vergnes dont la lecture du cadastre napoléonien fait apparaître qu'il pourrait répondre, lui aussi, avec sa barette d'habitat mitoyen ressérré, à la typologie de "l'écart". Peut-être se trouve-ton en présence d'un domaine seigneurial établi au cours du Moyen Age (14e siècle ?), à vocation essentiellement agricole, dont l'activité se serait appuyée sur une population de brassiers regroupés en écarts. Le reste du territoire, d'après le cadastre de 1824, est occupé par quelques fermes : Couderc, Fourtic, Cazau, Les Oliviers (la métairie de Fourtic aurait appartenu aux Carmes de Pamiers, puis vendue à la Révolution à sept laboureurs de la commune). La commune étant de très petites dimensions, les terres des agriculteurs débordaient fréquemment sur les communes voisines (Unzent, Bézac, Escosse). Dans les années 1930, une scierie est construite à la sortie est du village qui mène à Bonnac. Après la Révolution, la population comptait 118 habitants. Après une pointe vers le milieu du 19e siècle, elle n'a cessé de décroître. En 1907, parmi les 160 habitants, il y avait notamment un instituteur (l'école date de la campagne départementale de construction des dernières décennies du 19e siècle), et un forgeron. Elle compte aujourd'hui 50 habitants.