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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune des Issards
présentation de la commune des Issards


Référence de la notice
IA09000107
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
11 octobre 2018
Date de dernière modification de la notice
18 mai 2024
Rédacteur de la notice
Fournier Claire ; Claeys Laurent ; Pradier Sandrine
Mentions légales
(c) Inventaire général Région Occitanie ; (c) Communauté de communes des Portes d'Ariège Pyrénées
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune des Issards
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Ariège (09) ; Les Issards
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Communauté de communes du Pays de Pamiers
Canton
Pamiers-est
Historique de l'édifice
Description historique
Certains toponymes évoquent des extensions de territoire mis en culture : c'est le cas des Issards qui a pour origine un nom latin (exertum) très employé dans l'onomastique franque, mais aussi plus tard, ce qui le rend difficile à dater. Bien qu'il soit pour cette raison beaucoup plus ancien, le lieu des "Issarts" est attesté pour la première fois en 1215, date à laquelle l'église est mentionnée comme possession de l'abbaye Saint-Antonin. Cet édifice, qui a dès lors le rang d'église paroissiale, est dénommé "ecclesiam Exartis". L'église actuelle a été reconstruite vers le milieu du 19e siècle. Sur le plan du cadastre napoléonien (1er quart 19e siècle), on peut déceler, au coeur du village, une forme initiale ovale que le cadastre actuel, en raison de son évolution, ne parvient plus à restituer. Cette forme ovale comprenait au centre l'église antérieure, ainsi qu'une maison importante, ancien presbytère peut-être, accolée à l'est (cette maison a été reconstruite après 1850). A cette date, le cimetière se trouvait hors du village, après la sortie nord. Au sud de l'église, à l'intérieur de cette forme ovale, figurait un espace suffisamment dégagé pour contenir un ensemble de maisons mitoyennes rappelant la forme de "l'écart". Cet ensemble est encore identifiable à l'heure actuelle, il est en effet datable, en élévation, du 18e siècle. La forme ovale de ce noyau initial était probablement ceinturée par une enceinte, muraille ou simple palissade. Le cadastre napoléonien indique en outre, au sud de ce noyau ovale, une suite de parcelles, bâties et non bâties, inscrites dans un plan carré, que l'on pourrait identifier comme un ancien enclos de maison forte. A partir de ces deux éléments initiaux, dont on ignore la nature réelle, comme l'antériorité de l'un sur l'autre,le village s'est développé de façon rayonnante, le long des voies de communication. Ces dernières sont nombreuses à converger vers le bourg. Les ressources agricoles ont été plus céréalières que viticoles. Sur le plan démographique, la population a suivi la même évolution qu'ailleurs : la commune comptait 189 habitants en l'An 12. Elle a quasiment doublé ses effectifs vers le milieu du 19e siècle (269 habitants) ce qui a justifié l'agrandissement de l'église par l'architecte Coma, pour redescendre à 144 habitants en 1975. Elle en compte à présent 191.