Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
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Personnalité liée à l'histoire de l'édifice
Joseph Donat Méro (commanditaire) ; Albert Sittler (commanditaire) ; Henri Bénard (commanditaire) ; René Honnorat (commanditaire)
Description historique
A ses débuts dans les années 1830, la parfumerie J. Méro était implantée dans le centre ancien de Grasse (IA06001594). A partir de 1860, Joseph Méro, fondateur de la société, fait construire une autre usine sur une propriété agricole, à l'ouest de la ville. Ce terrain est vendu avec une maison et une villa des années 1850. Le nouveau site industriel se compose d'une chaufferie avec cheminée d'usine et d'un hangar placés de part et d'autre du bâtiment principal où se trouvaient la production (distillation, enfleurage ...) et l'administration. En 1861, Joseph Méro forme avec Alfred Boyveau une société en nom collectif qui prend le nom de Méro et Boyveau en 1867. Joseph Méro se retire en 1872 et décède en 1874. Il lègue son usine à Nicolas Lerch qui renouvelle le bail de location de l'usine à la société. En 1879, il finance la construction d'ateliers supplémentaires, contre la face postérieure du bâtiment principal. Alfred Boyveau décède en 1885. Sa veuve poursuit seule l'activité jusqu'en 1894, date à laquelle elle s'associe à Albert Sittler et Emile Baube. La raison devient alors Boyveau, Sittler et Baube. En 1901, Mme Boyveau et M. Baube prennent leur retraite. En 1913 et 1914, Albert Sittler s'associe à son gendre, Henri Bénard et à René Honnorat. L'extension du site industriel semble reprendre à cette époque avec la construction des ateliers qui se trouvent entre le bâtiment principal et l'ancienne maison d'exploitation. Ces constructions vraisemblablement destinées à l'extraction par solvants ont dû changer d'affectation après la construction dans les années 1920 du site annexe de l'entreprise, réservé à ce mode de production. La direction de la société, composée depuis 1916 d'Henri Bénard et René Honnorat, confie à Léon Le Bel, également dans les années 1920, la rénovation du hall d'accueil et des bureaux. L'architecte est sans doute l'auteur de deux autres bâtiments construits au même moment : le bâtiment d'angle et le nouveau distilloir, comprenant aussi une nouvelle chaufferie et une nouvelle cheminée d'usine. Le site ne connaît plus de modifications significatives jusqu'aux années 1950 et la construction du bâtiment des laboratoires à la place du premier ensemble chaufferie et cheminée, ainsi que l'aménagement un peu plus tard (années 1960) d'ateliers industriels contre la face arrière de la villa. Cette phase de travaux s'accompagne de l'arrivée à la même période d'une nouvelle équipe dirigeante. La société est vendue au groupe Sanofi en 1983. Un incendie a lieu dans le distilloir peu de temps après le rachat de l'entreprise (source orale). Cet évènement semble précipiter la fermeture du site certainement envisagée depuis la construction dans les années 1970 d'une nouvelle usine (IA06001596). La démolition de la cheminée a eu lieu semble-t-il à cette époque. La marque Méro Boyveau, Bénard et Honnorat se fond à la fin des années 1980 dans la firme industrielle qu'elle a intégrée. Restée sans affectation durant une vingtaine d'années, l'usine a été presque entièrement démolie durant l'hiver 2007. Elle est actuellement remplacée par un programme immobilier.