Edifice fortifié, dit poype de la Roussière

Désignation

Dénomination de l'édifice

Édifice fortifié

Appelation d'usage

Poype de la Roussière

Titre courant

Edifice fortifié, dit poype de la Roussière

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Ain (01) ; Saint-André-de-Corcy

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Rhône-Alpes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Reyrieux

Lieu-dit

Roussière (la)

Références cadastrales

1819 B 18 à 22, 1984 A 63

Partie constituante non étudiée

Motte, basse-cour

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

Milieu du Moyen Age

Auteur de l'édifice

maître d'oeuvre inconnu

Description historique

Il existait cinq poypes sur le territoire de la commune actuelle de Saint-André de Corcy. Celle de Roussière est la seule dont le tertre est encore conservé. Les recherches archéologiques conduites dans les années 1980 datent la construction de la motte du 12e ou du 13e siècle, le site étant occupé jusqu'au 14e siècle. Dès l'origine, la motte de Roussière fut sans doute dépendance d'une seigneurie, soit de celle de Sure (qui apparaît sur le territoire au 13e siècle) , et c'est probablement celle qui est attestée comme "domus de Sura" en 1299, soit de celle de Montribloud, ce que pense Henri Barthoux. Car la toponymie actuelle Roussière n'apparaît qu'au début du 15e siècle : la "poype de Rozières" est citée comme limite, en 1415-1418, dans un terrier du château de Montribloud. Les archéologues qui ont fouillé le site émettent l'hypothèse que la poype de la Roussière n'était autre que celle de Breignant, que Guichenon mentionne avec ses fossés, en 1650, comme dépendant du château de Sure, nouvellement reconstruit. Cette hypothèse semble contestable : bien qu'il ne reste en effet nulle trace de la poype de Breignant, le toponyme Breignant est, sur le cadastre de 1819, celui d'un étang (asséché au 19e siècle) , qui se situait en bordure nord du bois de l'Epine, à 1 km au sud-est du château de Sure, tandis que la poype de la Roussière n'en est éloignée que de 350 m au nord-ouest. D'autre part, l'abbé Jolibois, en 1853, rapporte : "Près de la grande route est une poype remarquable, où l'on voit les traces des fossés et des retranchements qui l'entouraient autrefois. Une autre poype se trouve près des restes d'un autre château nommé Braignan." Il s'agit donc bien de deux poypes distinctes. En revanche, à 300 m à peine à l'ouest de l'ancien étang de Breignant, une maison forte appelée Roussières existe toujours... La poype de la Roussière ne pouvait-elle dépendre de cette maison du même nom, elle-même dépendant peut-être de Sure ? Il est certain qu'au début du 19e siècle, le site de la Roussière était dans le domaine de Sure, et sur le cadastre de 1819, la poype et quelques terres avoisinantes sont complètement entourées par les étangs de la Roussière et de Sure et l'on voit très nettement le tertre encerclé par un fossé en eau, ainsi que la basse-cour accolée en cercle à l'ouest et en partie bordée (du sud à l'ouest) par un fossé en arc de cercle. Les deux étangs ont eux aussi été presque entièrement asséchés au cours du 19e siècle. Puis, pour des besoins agricoles, les fossés ont été comblés et on a essayé d'aplanir le tertre ; il ne reste aujourd'hui aucun vestige de bâtiment sur le site, les fouilles de surface dans la basse-cour, bouleversée au cours de 30 dernières années par l'agriculture, ont seulement mis au jour des fragments de tessons médiévaux et de tuiles. Le lieu conserve le nom de "la Poype".

Description

Matériaux du gros-œuvre

Terre, galet

Couverts ou découverts du jardin de l'édifice

Bosquet

Commentaire descriptif de l'édifice

Le site de la Roussière, en bordure de la R.D. 5, se situe à 2 km au nord-est du village de Saint-André. La motte apparaît d'emblée au regard, monticule bombé, isolé au milieu de terres labourées. Cette "poype" de terre, couverte d'arbres feuillus (acacias en majorité) , est de plan circulaire et de forme tronconique ; d'une hauteur de 8 m, elle mesure 40 m de diamètre à la base et 15 m au niveau de la plate-forme sommitale. L'étude archéologique publiée en 1986 indique que le site se compose de deux parties juxtaposées : la motte, et, en contrebas à l'ouest, une plate-forme en forme d'hémicycle surélevée d'un à deux mètres par rapport aux terres environnantes, qui vient se rattacher à la butte au nord et au sud ; celle-ci est relativement plane, mais présente, côté nord, une légère surélévation (un mètre environ) de forme elliptique. Correspondant à l'ancienne basse-cour, cette plate-forme mesure environ 65 m d'est en ouest et 110 du nord au sud. Toute trace de bâtiment a disparu, il ne reste que quelques vestiges de matériaux de construction (pierres, galets) étalés par les labours.

Commentaires d'usage régional

Poype

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Protection

Date et niveau de protection de l'édifice

1989/09/19 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Motte castrale (Ain. Saint-André-de-Corcy, lieu-dit Etang de la Roussière, cad. 1984 parc. A 63) : inscription par arrêté du 19 septembre 1989.

Intérêt de l'édifice

Site archéologique

Observations concernant la protection de l'édifice

Il eut été préférable d'inscrire la motte de la Roussière au titre des sites plutôt que des MH, car il ne reste aucun vestige de bâtiment, et l'histoire même du site demeure très incertaine.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1988

Date de rédaction de la notice

2004

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Jourdan Geneviève

Cadre de l'étude

Inventaire topographique

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Auvergne-Rhône-Alpes - Centre de documentation du patrimoine - 59 boulevard Léon Jouhaux - CS 90706 – 63050 Clermont-Ferrand CEDEX 2 - 04.73.31.84.88