Matériaux du gros-œuvre
granite ; pierre de taille
Matériaux de la couverture
ardoise
Typologie de plan
plan en croix latine
Description de l'élévation intérieure
1 vaisseau
Typologie du couvrement
lambris de couvrement
Typologie de la couverture
toit à longs pans ; flèche polygonale ; pignon découvert
Commentaire descriptif de l'édifice
La chapelle Notre-Dame de Joie de Gohazé date du XVe et du XVIe siècle. Elle fut restaurée à plusieurs reprises au cours des XIXe et XXe siècles, sans dénaturer cependant l’édifice construit au tournant de l’époque médiévale et de la Renaissance. Son plan est en croix latine et orienté à l'est. Le gros-œuvre est fait de pierre de taille de granit, en moyen et grand appareil. Construite selon le modèle breton en vigueur au XVIe siècle, la chapelle possède un massif clocher porche de section carré, coiffé d'une flèche couverte d'ardoise. Comme de nombreuses églises ou chapelles tréviales de Bretagne, l'église Saint-Thuriau, était à l'origine composé d'un enclos paroissial. Les enclos paroissiaux sont majoritairement composés d'une enceinte, d'un ossuaire, d'un calvaire et d'un cimetière. Les plus riches possèdent également une porte monumentale. Tous ces éléments ont pour objectif de rappeler l'importance du salut de l'âme. Les enclos paroissiaux apparaissent dès le Haut Moyen-Age sous la forme de petit enclos. Ces enclos permettent de protéger les sépultures des animaux vivant en liberté dans le bourg. L'accès à ces enclos se faisait par une porte principale fermée par une grille mais également par des échaliers. Les échaliers sont des dalles posées à champs qu'un humain peut enjamber contrairement aux animaux. Les enclos paroissiaux sont construits à partir des finances des paroissiens. Plus ils sont riches, plus les enclos s'embellissent. Aux XVIe et XVIIe siècle, une période de prospérité économique dû à l'industrie toilière et aux commerces des draps permet à de nombreuses paroisses d'agrandir leurs enclos paroissiaux. Certaines paroisses édifient des éléments architecturaux de prestige : porte monumentale, ossuaire et calvaire soigneusement sculptés. Une véritable concurrence entre les différentes paroisses de Bretagne s'instaure jusqu'à l'effondrement du commerce de la toile au XVIIIe siècle où l'aménagement des enclos s'estompent. Aujourd'hui, peu d'exemple complet sont encore visible sur le territoire de la Bretagne. Beaucoup d'enclos ont été modifié aux XIXe et XXe siècle. De l'enclos paroissial de la chapelle Notre-Dame du Gohazé subsiste, le muret d'origine ainsi qu'un exemple d'échalier. L'enclos possède encore également son calvaire-autel.La façade sud de la chapelle est plus ornée que la façade nord. Elle correspond à la façade principale par laquelle entre le paroissien. La façade occidentale est réservée aux cérémonies funéraires. La porte d’entrée sud s’inscrit dans un élégant arc en accolade flanqué de pinacles. Ses voussures sont sculptées de motifs végétaux, et l’extrados rythmé par la présence de feuilles de choux. La chapelle est couverte d'une voûte lambrissée peinte en bleu ornées de rinceaux à fond blanc. Les entraits sont sculptées de têtes de crocodiles et d'écussons unis. Les sablières possèdent des figures légèrement dégrossies. Le chevet plat de l’édifice est percé d’une importante maîtresse vitre au remplage flamboyant. Certains éléments du vitrail datent encore du XVIe siècle. Le blason des Rohan figure notamment sur l’un d’entre eux.
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture
Indexation iconographique
Christ en croix ; Vierge ; ange
Commentaire d'usage régional
croix en bâtière
Date de l'enquête ou du récolement
1986