Chapelle de la Sainte-Trinité puis Saint-Sixte, aujourd'hui Saint-Cyr et Sainte-Julitte, la Bogerais (Saint-Gravé)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Chapelle

Vocable - pour les édifices cultuels

De la Sainte-Trinité puis Saint-Sixte, aujourd'hui Saint-Cyr et Sainte-Julitte

Titre courant

Chapelle de la Sainte-Trinité puis Saint-Sixte, aujourd'hui Saint-Cyr et Sainte-Julitte, la Bogerais (Saint-Gravé)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Morbihan (56) ; Saint-Gravé

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Communes riveraines du canal de Nantes à Brest

Canton

Rochefort-en-Terre

Lieu-dit

Bogerais (la)

Références cadastrales

1936 E3 513

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 16e siècle, 1er quart 17e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

3e quart 19e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1550, 1592, 1612, 1868

Commentaires concernant la datation

Porte la date, daté par travaux historiques, porte la date, daté par travaux historiques

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par travaux historiques, attribution par source, attribution par source

Personnalités liées à l'histoire de l'édifice

Moisan Mathurin (fondateur), du Matz René (commanditaire), Marzelière (de la) Gillonne (commanditaire)

Description historique

La chapelle est réputée fondée par le prêtre Mathurin Moisan, qui en 1592 stipule dans son testament « qu’on donne plusieurs messes pour sa délivrance dans la chapelle fondée par lui dédiée à la Trinité » (Infobretagne). La date inscrite sur la porte sud, difficilement lisible pourrait être A(nno) D(omini)1550, le reste de l’inscription, sans doute le nom du fondateur demeurant obscure. Cette date concerne la construction du chœur faisant également office de chapelle seigneuriale, jusqu’à l’arc-diaphragme ; elle correspond bien au décor de la porte sud, tout comme la niche-crédence du chœur, les remplages disparus des fenêtres du chœur empêchant une analyse plus précise des baies. La dédicace à La Sainte Trinité, réaffirmée par la représentation figurant sur la porte sud a sans doute été changée en Saint-Sixte après la Contre-Réforme, époque à laquelle les représentations de la Sainte-Trinité sont interdites.La date de 1612 inscrite sur la porte ouest accompagnée de l’inscription IHS semble attribuable à la construction de la nef, les murs nord et sud portant la trace de ce rallongement. Les nombreux blasons qui figurent sur la porte sud et au-dessus de l’arc diaphragme ont été ajoutés après, lors du mariage de René du Matz, seigneur du Brossais (château de la commune) avec Gillonne de la Marzelière, issue d’une prestigieuse famille bretonne qui compta un chambellan du duc au début du 15e siècle. Au moment de la Révolution, le toit et la charpente sont démontés pour éviter qu'ils ne soient incendiés. En 1868, la chapelle a été restaurée : faut-il dater de cette époque l'ouverture de la fenêtre de la nef ? Si tel était le cas, la forme de cette baie paraît bien tardive. Lors de l'enquête de 1979, les baies du chœur étaient obturées dans leur partie inférieure et l'élévation ouest de la chapelle était enduite : les modifications actuelles (réouverture des baies, suppression de l'enduit) datent de la dernière restauration. (C. Toscer)

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granite, schiste, moellon, appareil mixte

Matériaux de la couverture

Ardoise

Typologie de plan

Plan allongé

Description de l'élévation intérieure

1 vaisseau

Typologie du couvrement

Lambris de couvrement

Typologie de couverture

Toit à longs pans, pignon couvert, croupe polygonale

Commentaire descriptif de l'édifice

La chapelle est de plan rectangulaire entièrement construit en moellons de granite et de schiste avec ouvertures en granite jaune ; le chevet est à pans coupés séparés par des contreforts d´angle, éclairé par trois fenêtres en arc brisé qui ont perdu leur remplage ; sur le mur sud de la nef, une quatrième baie en arc segmentaire, plus récente, à gauche de la porte achève d´éclairer l´intérieur. L'accès se fait par la porte ouest (pour les fidèles), et par la porte sud, située avant l'arc diaphragme.Malgré sa petitesse, la nef est séparée du chœur faisant office de chapelle seigneuriale par un arc diaphragme brisé au-dessus duquel est inséré un blason portant les armes en alliance de René du Matz et Gillonne de la Marzelière.Au niveau de l´autel, dans le mur sud, est insérée une niche-lavabo en plein cintre ornée d'une coquilleLa porte sud porte à l'extérieur un décor important sur trois niveaux, en partie recomposé : la scène de la Trinité est surmonté du blason des Du Matz ; dans le registre inférieur, deux anges musiciens encadrent les blasons partiellement martelés aux armes des du Matz (à gauche) et la Marzelière (?) à droite, entre lesquels s'intercale une tête moustachue et enturbannée, tandis que sous les anges sont insérées deux têtes barbues, personnages bibliques à couvre-chef d’inspiration orientale.

Technique du décor des immeubles par nature

Sculpture

Indexation iconographique normalisée

Trinité, armoiries, tête d'homme, roi, ange

Description de l'iconographie

Le décor est concentré au-dessus de la porte.

État de conservation (normalisé)

Restauré

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1979

Date de rédaction de la notice

1979 ; 2013

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Ducouret Jean-Pierre, Menant Marie-Dominique, Toscer Catherine

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, inventaire topographique (communes riveraines du canal (Nantes à Brest))

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Chapelle de la Sainte-Trinité puis Saint-Sixte, aujourd'hui Saint-Cyr et Sainte-Julitte, la Bogerais (Saint-Gravé)
Chapelle de la Sainte-Trinité puis Saint-Sixte, aujourd'hui Saint-Cyr et Sainte-Julitte, la Bogerais (Saint-Gravé)
(c) Région Bretagne
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