Four à pain, Keriolet (Cléden-Cap-Sizun)

Désignation

Dénomination de l'édifice

Four à pain, fournil

Titre courant

Four à pain, Keriolet (Cléden-Cap-Sizun)

Localisation

Localisation

Bretagne ; Finistère (29) ; Cléden-Cap-Sizun

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Cap Sizun

Canton

Pont-Croix

Lieu-dit

Keriolet

Références cadastrales

2018 ZA 17, 2018 ZA 18

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En écart

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

19e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

1er quart 21e siècle

Description historique

Le four à pain de Keriolet n’apparait pas sur le cadastre de 1836 et le nom des parcelles alentour ne font pas non plus mention d’un four dans les parages. Il est très probable qu’il ait été bâti à la fin du 19e siècle au vu de sa grande ressemblance avec un autre four du même type situé dans la commune voisine de Plogoff portant la date de 1883.Restauré en mars 2010 à l’initiative du département du Finistère qui en est le propriétaire (renforcement des joints, reprise de la maçonnerie et du nivellement, apport de fétuque sur le toit, remplacement des pierres de la voute…), il a été confié à une équipe de bénévoles qui le fait fonctionner lors d’évènements comme les Journées du patrimoine, le Téléthon, la fête des moulins de Trouguer ou les randonnées du Cap. Notons qu’en 1977 le four a été recensé en tant que bergerie. Il est vrai, d’après les collectages recueillis sur place, qu’il a servi d’abri pour les moutons des villages voisins.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Granulite, moellon sans chaîne en pierre de taille

Matériaux de la couverture

Granite en couverture

Typologie du couvrement

Cul-de-four, voûte en berceau

Commentaire descriptif de l'édifice

Isolé à l’ouest du village de Keriolet, aux portes de la pointe du Van, ce four à pain borde un sentier de randonnée qui mène à l’ouest vers la chapelle Saint-They et au sud-est vers les moulins de Trouguer. Ses murs sont montés sans chainage d’angle en pierre de taille avec des moellons grossiers de tailles diverses originairement liés entre eux par un mortier de terre (information orale). Le bâtiment présente trois ouvertures : une porte et un petit jour sur la façade sud et une deuxième fenêtre sur la façade nord. Le cul-de-four occupe le pignon est.Contrairement aux maisons à four qui occupent la plupart des cours des fermes du Cap-Sizun, celui-ci se trouve à l’écart des habitations et son toit sans charpente consiste en de gros blocs de granite reposant directement sur la maçonnerie de ses murs. Ces dalles, ainsi que le cul-de-four, sont recouvertes de mottes de terre sur lesquelles s’est installée une couverture végétale irrégulière. Cet aménagement donne au toit du four une forme bombée.En 1980, dans le tome 2 de son « Tiez, le paysan breton et sa maison », Jean-François Simon explique que « ce style de couvrement caractérise de petits bâtiments comme les puits, les soues ou les maisons à four, ou encore des annexes de construction comme certaines avancées en position d’appentis. […] Ce type de construction ne s’observe actuellement que dans le Cap-Sizun et peut s’expliquer par la volonté de mettre la bâtisse à l’abri des risques d’incendie. » Le recensement réalisé en 2018 et 2019 dans l’ouest du Cap-Sizun a en effet révélé certain de ces petits bâtiments, mais leur nombre est assez restreint. L’intérieur du fournil montre un sol en terre battue, un plafond bas et une bouche en arc segmentaire dont la pierre de fermeture est brisée. À gauche de la bouche se trouve une étagère sous laquelle un évier a été intégré à la maçonnerie pour récupérer la cendre. Pour en faciliter le versement, un espace vide a été prévu dans le piédroit gauche de la cheminée. De l’autre côté, dans le mur sud, se trouve une niche qui accueillait la lanterne. Quant au four lui-même, il présente une voute totalement refaite en 2010 avec des briques réfractaires provenant de Langeais. La sole en granite est, quant à elle, d’origine. Notons la présence de plusieurs fagots d’ajonc stockés dans le bâtiment dans l’attente du prochain allumage.Bien que rarement rencontré, ce type de four à pain au toit en pierre et éloigné des habitations a également été observé dans le village voisin de Kerludu ainsi que dans les communes de Plogoff et Primelin aux villages de Kerherneau, Lescoff, Penneac’h, Pendreff et Kerforn. D’après les témoignages recueillis dans ces villages, il est entendu que ces fours étaient communs à toutes les familles du hameau, bien qu’aujourd’hui présents sur des parcelles privées. Il est intéressant de noter que le terme de « four banal » est souvent employé pour désigner le four de Keriolet.

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété du département

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

1977

Date de rédaction de la notice

1984 ; 2019

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Toscer Catherine, Douard Christel, Serre Fabien

Cadre de l'étude

Inventaire topographique, inventaire topographique (Cléden-Cap-Sizun)

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Bretagne - Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel - 283 avenue du général Patton - CS 21101 - 35711 Rennes Cedex 7 - 02.22.93.98.35

Four à pain, Keriolet (Cléden-Cap-Sizun) ; Écart, Keriolet (Cléden-Cap-Sizun)
Four à pain, Keriolet (Cléden-Cap-Sizun) ; Écart, Keriolet (Cléden-Cap-Sizun)
(c) Communauté de communes Cap Sizun - Pointe du Raz
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