Commentaire descriptif de l'édifice
Le Stadium métropolitain Pierre-Quinon incarne une architecture fonctionnelle et rigoureuse, parfaitement adaptée aux besoins d’un équipement sportif de niveau régional. Le complexe de près d’un hectare conçu par l’architecte Jean Guervilly combine performance structurelle, intégration environnementale et esthétique sobre. L’implantation de l’équipement a été étudiée de manière à optimiser les espaces de circulation et assurer une liaison fluide avec les équipements alentour, tels que le terrain de rugby qui se trouve directement à l’ouest. Le bâtiment s’inscrit dans un carré de 95 mètres de côté et s’organise autour d’un axe nord-sud, véritable « colonne vertébrale » du projet, qui sépare deux grands volumes. A l’est, une halle de 4 500 m² (salle Fernand-Lancereau) abrite l’anneau d’athlétisme de 200 mètres bordé de gradins pour 532 spectateurs, huit couloirs de sprint, deux aires de saut à la perche, une aire de saut en hauteur et une de saut en longueur. A l’ouest, la salle annexe de plus de 2 000 m² (salle Alice Milliat), conçue pour la pratique polyvalente est complétée par des vestiaires, une salle de musculation et des locaux divers (salles anti-dopage, salles de réunion, etc.). Ce choix d’organisation garantit une circulation optimale tout en offrant une vue dégagée sur l’ensemble des espaces sportifs depuis le déambulatoire supérieur de l’axe central. L’architecture du stadium est caractérisée par une sobriété formelle défendue par l’architecte, où la priorité est donnée à l’efficacité fonctionnelle. La structure principale est une charpente métallique constituée de poteaux soutenant des poutres en treillis et recouverte d’une toiture en sheds ouverts au nord permettant à la lumière naturelle de pénétrer dans les salles sportives tout en optimisant la surface pour les panneaux photovoltaïques. Les façades combinent un bardage en aluminium naturel (Alucobond) et un vitrage isolant, créant un dialogue subtil avec l’environnement sans surcharger l’esthétique de l’édifice. La conception privilégie l’optimisation des détails de construction et la qualité des matériaux, sans recours à des effets formels superflus. Le projet se distingue également par son approche environnementale. Le toit abrite ainsi l’une des plus grandes centrales photovoltaïques en milieu urbain de France, avec 4 000 m² de panneaux solaires, garantissant une autonomie énergétique partielle au bâtiment. De plus, le stadium utilise un système de récupération des eaux de pluie pour l’arrosage des terrains sportifs environnants, renforçant l’engagement du projet envers une gestion durable des ressources naturelles.