Commentaire descriptif de l'édifice
Elevé au cœur de la ville, entre la Sambre et l’église, le centre culturel d’Hautmont devait être encadré par la bibliothèque et l’hôtel de ville. Seule la bibliothèque, transformée en hôtel de ville, est finalement construite. Ce déménagement permet à l’hôtel de ville de quitter le bâtiment du XVIIIe siècle qu’il occupait de l’autre côté de la place. Sauvé de la destruction par l’inaboutissement du projet, il est le dernier bâtiment de la basse-cour de l’abbaye, sur l’emplacement de laquelle sont construits la bibliothèque et le centre culturel. La cour d’honneur de l’abbaye est située quant à elle au sud du centre culturel, entre la Sambre et la place de l’église. Le centre culturel d’Hautmont est construit en béton, partiellement recouvert de briques. Il présente un plan régulier, constitué d’une façade formant avant-corps et d’un bloc longitudinal se terminant en abside du côté de la Sambre, abritant la salle de spectacle. Il est couvert d’un toit plat en béton. Sa façade principale, donnant sur le square du 8 Mai, se divise en trois travées. Les deux travées latérales présentent une surface uniforme de briques, à l’exception du soubassement et des bords extérieurs en béton. La travée centrale forme un avant-corps sous-divisé en trois travées et trois niveaux. Un quatrième niveau, aveugle, surmonte l’ensemble. Cet avant-corps forme une grille clairement délimitée. Les séparations verticales sont marquées par des piliers épais montant de fond en comble. Ils supportent l’arc surbaissé marquant le sommet de l’avantcorps. Les façades latérales, symétriques, sont constituées de la profondeur de l’avant-corps de la façade, en béton, et du bloc de la salle de spectacle, recouvert de briques. L’avantcorps de la façade s’ouvre sur deux baies horizontales courant du rez-de-chaussée au deuxième étage. Cet avant-corps en béton est marqué de refends. Les deux travées de baies encadrent une travée aveugle légèrement concave. L’ensemble est enclavé entre un rebord du côté de la façade principale, une corniche en partie haute et le mur en briques du bloc de la salle de spectacle. Autour de ce bloc, revêtu de briques, un appendice élevé sur deux niveaux ceinture les deux tiers de la façade. Ce dernier, affichant sa structure en béton, est percé de larges baies. Ce volume comporte un niveau en rez-de-jardin (en sous-sol par rapport à la façade principale), abritant le dancing, et un niveau supérieur occupé par des salles de réunion. Trois travées largement ouvertes sont suivies d’une travée principalement aveugle à l’exception de deux ouvertures verticales à ses extrémités. Légèrement convexe, cette travée fait la transition avec les quatre travées entourant l’abside de la salle. Depuis le hall d’entrée, deux escaliers permettent de descendre au hall du dancing situé en rez-de-jardin. De chaque côté prennent place les sanitaires ainsi que des espaces de stockage. La salle de bal en elle-même est divisée en deux espaces. Au centre, le parquet de danse d’origine est délimité par une rangée de colonnes. Une autre rangée de colonnes forme un espace de déambulation ouvrant sur les espaces extérieurs de la salle, occupés par des bancs et un espace bar, modifiés dans les années 1980. L’ensemble de l’espace, très dégagé grâce à l’installation de supports fins rejetés sur le pourtour de la salle, est largement ouvert sur l’extérieur. Quant au parterre de la salle de spectacle, il est situé au niveau du rez-de-chaussée de la façade principale donnant sur le square. Cette façade ouvre sur un grand hall flanqué sur ses deux petits côtés par des escaliers à jour central permettant d’accéder à la salle de bal et au premier étage. Les baies ont été dotées de vitraux en 1991. Ils représentent l’histoire d’Hautmont et apportent une atmosphère chaleureuse à ces espaces de circulation. Deux portes donnent sur les toilettes d’un côté et un local se service de l’autre. La rampe des escaliers est agrémentée d’un placage de bois sombre sur lequel est fixée la main courante. Les deux niveaux de hall, comme les escaliers, disposent d’un carrelage imitant le marbre, illustrant le soin accordé à ces espaces d’accueil et de circulation. Au centre du hall, deux portes ouvrent sur le parterre de la salle de spectacle. La scène occupe tout l’espace de l’abside. Deux salles de réunion ceignent sur les deux côtés le volume de la salle de spectacle. Elles sont accessibles depuis la salle ou directement depuis l’extérieur, en longeant la façade principale. Les loges sont aménagées à l’arrière de l’abside de la scène et s’ouvrent sur l’extérieur par de grandes fenêtres. Les deux escaliers cantonnant la façade principale permettent d’accéder, au premier étage, à un foyer ouvrant sur le balcon de la salle de spectacle. Les poutres suspendues partant des trumeaux séparant les portes de la salle forment un enroulement en rejoignant une autre poutre traversant la largeur du hall. Au deuxième étage, des locaux de stockage et des ateliers occupent l’espace de l’avant-corps de la façade. Le troisième étage, entièrement aveugle, est accessible par un escalier à vis indépendant abrité dans l’angle sud du bloc de la salle de spectacle. Aujourd’hui désaffecté, il était occupé à l’origine par une salle de réunion puis par le logement du gardien.