État de conservation
Après un concours organisé par la communauté d’agglomération, le projet retenu, œuvre du cabinet d’architectes Denu & Paradon (chef de projet et co-concepteur : Neubauer architecte), est présenté en 2005 auprès de la maîtrise d’ouvrage. La salle est officiellement ouverte en avril 2009 et possède des formes plastiques sous des aspects de pétales pour la toiture et de courbes sinueuses en façades. Ouvert au public le 2 avril 2009, la volumétrie générale offre des perspectives dynamiques qui se construisent dans le mouvement et s’appréhendent en tournant autour du bâtiment. « La topographie et l’atmosphère particulière du site ont fait naître une forme libre et expressive. Les courbes tendues de l’Axone accompagnent le vallonnement du terrain. La couverture est constituée de coques d’aluminium dont les vastes débords abritent le public du soleil ou des intempéries. La toiture couvre également les façades, conçues comme un ruban ceinturant l’édifice et épousant l’espace intérieur. L’aspect organique de l’ensemble a permis d’intégrer sans difficulté les tranches conditionnelles affermies en cours d’études : salle d’entraînement et salle d’arts martiaux, conçues sous forme de pétales venant enrichir la composition. L’organisation interne tire parti de la pente du terrain : au nord, le parvis et l’entrée principale offrent au public un accès en surplomb à la salle principale, à mi-hauteur des gradins. La salle, implantée au niveau bas du terrain, est desservie au sud par une vaste cour de service. Au niveau supérieur, les salons de réception déployés en rotonde offrent des vues panoramiques sur Montbéliard et l’aire urbaine » (Ibidem). D’une capacité pouvant varier de 1.400 à 5.800 spectateurs, l’Axone possède une salle principale qui dispose d’un plateau modulable de 58 mètres par 42 mètres selon les manifestations. L’objet de la première phase des travaux est par ailleurs composé d’un espace d’échauffement ainsi que de salles destinées à des sports particuliers tels que l’escrime, la musculation ou les arts martiaux, mais également des bureaux associatifs. Matériaux industriels et doubles courbures dissimulent deux principales zones fonctionnelles. Zone publique d’une part, et zone des usagers, d’autre part, sont superposées. Cette disposition garantit l’autonomie des secteurs et la séparation quasi-totale des flux des différentes catégories d’utilisateurs. L’axone trouve sa place sur les hauteurs du relief, au-dessus de la vallée du Doubs, contre le Bois du Montanot, sur un site encore agricole et largement dégagé. L’édifice semble tapis au sol, n’étant que très peu visible de loin dans ces paysages horizontaux et dialoguant dans de justes proportions avec la cime des arbres des bois voisins. Un rapport de force plutôt équilibré se construit avec le château d’eau voisin. Les couleurs participent à cette belle insertion paysagère, socle de couleur clair ou jaune, les hauteurs du bâtiment s’assombrissent pour accentuer cet effet « d’écrasement » au sol. Les abords sont traités qualitativement, une clôture basse, en bardage vertical, presque invisible, entoure le bâtiment. Le parvis est traité avec un dallage béton gris qui se poursuit jusque sur les trottoirs. Les stationnements sont arborés et enherbés, pour partie, et les massifs sont plantés de graminées.