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    POP | Plateforme ouverte du patrimoinesalle d'escalade Climbing House center, ancien bâtiment du blanchiment Dollfus-Mieg

    salle d'escalade Climbing House center, ancien bâtiment du blanchiment Dollfus-Mieg

    Notice merimee ACR0001803
    Logo
    Référence de la notice
    ACR0001803
    Nom de la base
    Patrimoine architectural (Mérimée)
    Producteur
    Label Architecture contemporaine remarquable
    Date de création de la notice
    25 juillet 2023
    Date de dernière modification de la notice
    18 mars 2024
    Rédacteur de la notice
    Berger Jade

    Désignation de l'édifice

    Titre courant
    salle d'escalade Climbing House center, ancien bâtiment du blanchiment Dollfus-Mieg
    Producteur
    Label Architecture contemporaine remarquable
    Dénomination de l'édifice
    architecture de culture recherche sport ou loisir ; édifice et aménagement de culture recherche sport ou loisir ; édifice sportif ; salle d'escalade

    Localisation au moment de la protection ou de l'étude

    Localisation
    Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Mulhouse ; 21 rue des Brodeuses
    Adresse de l'édifice
    Brodeuses (rue des) 21
    Références cadastrales
    HK 14

    Historique de l'édifice

    Siècle de campagne principale de construction
    21e siècle
    Siècle de campagne secondaire de construction
    21e siècle
    Année(s) de(s) campagne(s) de construction
    2020
    Auteur de l'édifice
    Lynde Pierre (architecte de la réhabilitation)
    Description historique
    Daniel Dollfus est issu d’une puissante famille d’industriels ayant créé d’importantes usines d’impression sur étoffes autour de Mulhouse. Alors qu’il dirige l’entreprise de son beau-père Dollfuss-Vetter et Cie, il hérite également de l’entreprise de son père Dollfus-Mieg. Il décide alors de fusionner les deux sociétés sous le nom de Dollfus-Mieg et Cie le 21 mars 1800. Il fait construire une première usine à Mulhouse-Dornach, puis un second site de production à Mulhouse à partir de 1803. Ce dernier connaît différentes phases de construction au début du XIXe siècle qui sont liées à la diversification de ses productions. À la fin des années 1860, DMC est devenu un géant de l’industrie textile française et dépasse les usines anglaises en termes de renommée. Les activités d’impression puis de tissage sont abandonnées à la fin du XIXe siècle, mais la production de fil continue toujours à ce jour sur une partie du site. L’édifice étudié était dédié au blanchiment des tissus destinés à l’impression. Cette étape cruciale est la première opération à apporter sur le tissu et permet d’enlever les colorants naturels de la fibre. Dans les premières décennies du XIXe siècle, le blanchiment est effectué par lavages successifs entrecoupés d’étendage sur les prés, ce qui nécessite des surfaces importantes. Par la suite, des procédés chimiques sont développés et notamment le traitement chimique au chlore réalisé dans des cuves rondes et carrées. Bien que l’entreprise soit encore en activité, elle se concentre sur seulement 7 ha du site initial depuis 2007. En 2005, deux acteurs publics, M2A (Mulhouse Alsace Agglomération) et CITIVIA, une société publique locale d’aménagement, achètent 13 ha de friches industrielles désaffectées. Une consultation d’architectes est lancée en vue du réaménagement de la friche de 75 ha. Le projet de l’agence Reichen et Robert spécialisée dans les reconversions industrielles est retenu en 2010. Ce masterplan prévoit l’introduction d’une mixité de fonctions, la valorisation du patrimoine bâti et un réemploi maximum des halles industrielles. Les premiers projets de reconversion débutent au début des années 2010. L’agence Formats urbains Architectes associés remporte le projet du bâtiment 33 destiné à devenir un hôtel d’entreprises en proposant de « conserver la poésie des briques ». Cet édifice, anciennement dédié à la teinture des fils, est livré en 2013. Pendant ce chantier, un incendie accidentel démarre la nuit du 26 janvier 2011 au niveau de la toiture en shed du bâtiment n° 58, l’ancienne chaufferie alimentant le bâtiment du blanchiment. Le feu se propage et se concentre au niveau du bâtiment de blanchiment n°57. Pierre Lynde est alors missionné pour les travaux de préservation et de conservation préventive. Il identifie très rapidement le potentiel de cet espace vide au cœur des sheds et le conseille en 2016 à son ami de longue date, Bruce Coll, qui est à la recherche d’un lieu unique pour concevoir un haut lieu d’escalade en Alsace. Les deux amis travaillent à partir de cette date sur des esquisses afin de convaincre les élus et propriétaires de la friche. Ce projet de réhabilitation naît de l’implication de deux acteurs, celle de la maîtrise d’ouvrage publique propriétaire de l’édifice et de l’investisseur privé Bruce Coll qui s’engage à louer l’édifice. Une dérogation au PLU est formulée pour que le programme évolue : la salle d’escalade est conçue pour être la plus haute de France et deviendra un signal urbain capable d’attirer les sportifs. Le chantier débute en 2019 et le nouvel équipement sportif est inauguré en août 2020.

    Description de l'édifice

    Commentaire descriptif de l'édifice
    La salle d’escalade CMC, s’installe au cœur des halles industrielles de la friche DMC (Dollfus-Mieg et Compagnie), situées au nord-ouest du centre-ville historique. Elle est implantée dans un ensemble industriel construit entre 1893 et 1894 pour le blanchiment, la teinture et les apprêts surnommé « la mer de sheds » par l’historien Pierre Fluck. En effet, l’ancienne partie dédiée au blanchiment constitue la partie la plus orientale d’un vaste complexe, s’étendant sur un seul niveau et sur 171 m de longueur, couvert par une série de sheds. Cet ensemble se compose de onze travées orientées N/E ; S/0, de 9 m de large et dont la structure est composée de colonnes en fonte supportant des charpentes en bois. À l’intérieur, les espaces sont libres ce qui permettait d’installer les installations nécessaires aux procédés industriels lourds. Seuls les murs extérieurs sont maçonnés en moellons1 et crépis. Cet ensemble industriel est peu ornementé : chaque pignon présente des fenêtres par doublets (avec un simple appui en ciment et un linteau clavé fait de briques, sans jambage), surmontées cependant chacune d’un oculus cerné de briques2 à liseré saillant. L’incendie survenu en 2011 modifie définitivement cette « mer de sheds » : les charpentes bois et les tuiles originelles disparaissent sur environ 2000 m² (à l’ouest). Seuls restent les colonnes de fonte et les murs maçonnés extérieurs. Pierre Lynde, en charge des travaux de préservation et de conservation préventive, déclare être frappé par « l’espace poétique issu du sinistre ». L’incendie fait apparaître une véritable cour intérieure au milieu des sheds. Le projet de salle d’escalade proposé par l’architecte tire parti de cet espace et de l’histoire du lieu. Le mur d’enceinte situé sur la rue des Brodeuses est contreventé mais gardé en l’état afin qu’il témoigne des expériences passées. Il délimite une cour intérieure dans laquelle une travée de sheds au nord est réhabilitée pour accueillir les espaces d’accueil et de convivialité (accueil, restaurant et bureaux). Au fond de la cour, une nouvelle construction prend place perpendiculairement aux travées historiques, face à la rue. Cette extension reprend la volumétrie d’un shed en augmentant ses dimensions et évoque un sommet à gravir. Elle permet d’intégrer les espaces d’entraînement et notamment les plus hauts murs d’escalade intérieurs et extérieurs. Pour l’architecte, il s’agit de respecter une histoire en lien avec le site physique et toute l’histoire sociale de Mulhouse : le « génie du lieu ». L’attention portée sur la sélection des matériaux du projet en témoigne. Par exemple, la couverture de la halle nord a été reconstruite à l’aide de tuiles datant de la même époque que celles disparues. Pierre Lynde a en effet veillé à réemployer des tuiles issues d’une démolition industrielle à Dannemarie (tuiles de la fin du XIXe s. type Gilardoni). Pour le nouveau volume, Pierre Lynde affirme vouloir conserver une cohérence architecturale sur le site. Il décide de réinterpréter la volumétrie des sheds environnants et de réaliser l’extension à partir d’une structure métallique dont la faîtière culmine à 26 m. L’extension se distingue par sa matérialité puisque le volume simple est entièrement recouvert de tôles ondulées noires. Ce choix est délibéré et revendiqué par l’architecte : la tôle ondulée est une invention industrielle du XIXe siècle qui témoigne d’une grande ingéniosité et était présente à cette époque sur le site. En effet, des dizaines de tunnels habillés de tôle ondulée ponctuaient le site DMC et reliaient les différents édifices entre eux afin de transporter les matières. Le site d’escalade est double, intérieur et extérieur, la salle se présente autant comme un support « scénographique urbain » d’évolution des athlètes que comme un bâtiment. La plastique formelle sculpturale des voies d’escalade et la forme en dent de shed du bâtiment concourt à une monumentalité symbolique forte, en lien avec la monumentalité de la cheminée de 60 m (1894) et les murs anciens marqués par l’histoire.
    Date de l'enquête ou du récolement
    2023

    Statut juridique, intérêt, protection et label

    Intérêt de l'édifice
    "Ce programme innovant tire parti d’un patrimoine industriel et de la riche histoire textile et sociale du site DMC. Le projet architectural, malgré un budget restreint, répond à différents enjeux : conférer une nouvelle image au site industriel, respecter la typologie existante en la réinterprétant, créer un équipement performant (plus grand mur d’escalade français) et mettre en valeur le passé industriel (nouveaux points de vue sur les sheds et la cheminée depuis les parcours extérieurs). Critères ACR : -Singularité de l’oeuvre ; Caractère innovant ou expérimental de la conception architecturale, urbaine, paysagère ou de la réalisation technique ; Exemplarité de l’oeuvre dans la participation à une politique publique."
    Date de label
    2023
    Observation concernant la protection de l'édifice
    Date prise en compte pour le label : 2020 (réhabilitation)

    Statut juridique

    Statut juridique du propriétaire
    privé

    Références documentaires

    Cadre de l'étude
    Labellisé Architecture contemporaine remarquable
    Logo
    Référence de la notice
    ACR0001803
    Nom de la base
    Patrimoine architectural (Mérimée)
    Producteur
    Label Architecture contemporaine remarquable
    Date de création de la notice
    25 juillet 2023
    Date de dernière modification de la notice
    18 mars 2024
    Rédacteur de la notice
    Berger Jade
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    Localisation