Description historique
Ce projet est conçu pour répondre à un concours organisé par la Ville pour un groupe scolaire à créer au sud de Perpignan, dans le quartier de la Porte d’Espagne, où se développent de nombreux lotissements. Le projet du groupe scolaire Ludovic-Massé n’est pas à proprement parler un projet bioclimatique comme on l’entendait dans les années 70-80. Par contre, il est le résultat de l’intégration de la démarche bioclimatique dans le processus de conception des bâtiments. Le travail sur la lumière naturelle, autre facette de l’énergie solaire, est très présent. De même, le choix du « tout électrique » s’est accompagné d’un souci de gestion optimale de l’énergie par la gestion centralisée du bâtiment et de choix “bioclimatiques” comme : intégration dans le site, protection des vents dominants, forte inertie, chauffage basse température, apports gratuits, protections solaires mobiles ou fixes, etc. Enfin, le choix de la brique pleine pour la mise en œuvre de murs doubles assure une isolation extérieure et traduit la volonté d’ancrer l’architecture contemporaine dans un héritage culturel et le souci d’assurer la durabilité qui convient aux bâtiments publics. En association avec Europtibat, ce bâtiment a été labellisé par cet organisme, affilié à EDF. Il a été finaliste de l’Equerre d’Argent en 1997 et primé par EDF lors de l’exposition internationale de Lisbonne en 1998. Depuis 1997, Philippe Pous est intervenu deux fois pour des agrandissements et des aménagements : en 2009, des extensions sont réalisées deux classes en bout d’aile pour l’école maternelle, deux classes à l’école primaire, et le réfectoire est restructuré en 2010, par l’ajout de quatre salles de classes et l’agrandissement de la salle de motricité. En 2018, le système de chauffage est modifié. En 2020, l’ajout de 3 salles de classes entraîne le déplacement de la salle de motricité dans un bâtiment nouveau qui utilise l’espace de l’amphithéâtre extérieur, dont le toit végétalisé se raccordera au talus extérieur. Philippe Pous est également l’auteur du collège des Albères à Argelès-sur-Mer (2015), très proche stylistiquement. Surface du terrain : 2680 m², surface des locaux : 2332 m², travaux de 1,912 M euros HT.