Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinelotissement Champ-Clavel
lotissement Champ-Clavel


Référence de la notice
ACR0001422
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Date de création de la notice
4 août 2020
Date de dernière modification de la notice
15 juin 2026
Rédacteur de la notice
Lyon-Caen Jean-François
Désignation de l'édifice
Titre courant
lotissement Champ-Clavel
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Dénomination de l'édifice
urbanisme et espaces aménagés ; secteur urbain ; secteur urbain concerté ; lotissement
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Hautes-Alpes (05) ; Saint-Bonnet-en-Champsaur
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
20e siècle
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1965
Auteur de l'édifice
Description historique
L’opération a été menée dans les années 65, dans le contexte du remembrement d’une part, et à un moment où se posait la question du devenir du secteur : baisse de l’agriculture, développement du tourisme. Elle est exemplaire dans la mesure où elle associe la question du remembrement et celle de l’urbanisme, et où il s’agit d’une opération publique. Elle a d’ailleurs servi de modèle pour deux opérations similaires en Champsaur, à Chaillol et à Laye, et a donné naissance au terme de « remembrement-aménagement ». L’opération est à retenir en tant que témoin d’une politique volontariste qui tente de concilier maintien de l’agriculture et développemen t touristique, et de répondre à la question de l’occupation du territoire (à un moment où les gens partent) et à son aménagement contrôlé. Les terrains de La Gardiole, appartenant à la commune et inexploitables pour l’agriculture, étaient alors mis à la disposition des bergers pour le pâturage. Parallèlement au remembrement conduit dans la plaine, la direction départementale de l’agriculture (DDA) dessine et réalise dans cet espace en pente un lotissement résidentiel d’une douzaine de lots. La maîtrise d’ouvrage est assurée par la DDA et pilotée par l’ingénieur Pierre Chauvet ; c’est également un architecte de la DDA, Pierre Moutard, qui dessine le lotissement et les 4 ou 5 modèles de maisons. Les façades sont imposées ; les dispositifs intérieurs peuvent être modifiés. A l’origine, le déboisement autour des maisons est interdit. L’objectif est l’inscription dans le paysage.