Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinestation de ski
station de ski






Référence de la notice
ACR0001415
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Date de création de la notice
4 août 2020
Date de dernière modification de la notice
15 février 2022
Rédacteur de la notice
Lyon-Caen Jean-François
Désignation de l'édifice
Titre courant
station de ski
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Dénomination de l'édifice
urbanisme et espaces aménagés ; agglomération ; station de villégiature ; station de sports d'hiver
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Hautes-Alpes (05) ; Les Orres
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
20e siècle
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1966 ; 1970
Auteur de l'édifice
Description historique
Le projet d’une station de sports d’hiver sur le territoire de la commune des Orres est dû à l’initiative des pouvoirs publics qui constituent en janvier 1961, via la SCET (Société centrale d’équipement du territoire), filiale de la CDC (Caisse des dépôts et consignations), la SEDHA (Société d’équipement du département des Hautes-Alpes). La SEDHA devient l’aménageur public des Hautes-Alpes. L’objectif consiste à engager l’étude de projets touristiques dans le département. Sous l’influence de l’ingénieur des Ponts et Chaussées Robert Cassous (à Gap depuis 1958, après être formé à l’"école de Courchevel » en Savoie), c’est la « doctrine Michaud » en matière de station de sports d’hiver qui déterminera le choix du site à aménager et à équiper : domaine skiable en versant nord, maîtrise foncière des terrains pour la station implantée à la convergence des pistes. Les conditions d’enneigement justifient une installation à 1550 m, à l’altitude des hameaux (Mélézin, Pramouton) et d’une belle forêt de mélèzes. Le domaine skiable repéré est vaste. Les projets de liaison permettent de l’imaginer d’une très grande ampleur, rivalisant avec ceux de la Tarentaise en Savoie. En 1963, l’architecte urbaniste Jean-Michel Legrand (né en 1914), installé à Paris, mais proche des montagnes alpines (projet des terrasses de la Grave en 1964, plan d’urbanisme de Val d’Isère en 1967…), s’engage dans l’étude du projet d’ensemble, qu’il conduit pendant 6 ans selon la méthodologie habituelle, définissant la capacité de la station (11 000 à 12 000 lits) en fonction de la dimension du domaine skiable (5 500 ha).