Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineBac du Hode
Bac du Hode

Référence de la notice
ACR0000941
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Date de création de la notice
4 août 2020
Date de dernière modification de la notice
15 février 2022
Rédacteur de la notice
Etienne Claire ; Rendu Jean-Baptiste
Désignation de l'édifice
Titre courant
Bac du Hode
Producteur
Label Architecture contemporaine remarquable
Dénomination de l'édifice
génie civil ; ouvrage d'art ; quai ; embarcadère
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Normandie ; Seine-Maritime (76) ; Saint-Vigor d’Ymonville
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
20e siècle
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1929
Description historique
En 1929, afin de faciliter la traversée de la Seine en aval de Tancarville qu’assurait jusqu’alors le seul bac de Quillebeuf, à 45 kilomètres de la ville, la municipalité du Havre, le syndicat général du commerce et de l’industrie et la chambre de commerce décident de la construction d’un bac à voyageurs et à voitures reliant Le Hode, lieu-dit de la commune de Saint-Victor-d’Ymonville, à 25 kilomètres du Havre, sur la rive gauche de la Seine, à Berville-sur-Mer (Eure). Mis en service en 1932, le bac voit transiter en 1940 de nombreux Havrais fuyant les bombardements. Lieu de passage stratégique pendant l’occupation, il est défendu par les Allemands, qui installent à proximité du débarcadère des blockhaus équipés de canons antiaériens. Le 12 juin 1944, l’aviation alliée bombarde le bac lui-même, qui est renfloué sur la rive gauche, à l’embouchure de la Risle. À la fin de l’année 1944, l’armée allemande détruit, sur la rive sud, le ponton d’accostage, la passerelle d’accès et les ouvrages en béton permettant au ponton et à la passerelle de suivre le jeu de la marée et pratique quatre brèches dans l’estacade nord. Les ouvrages sont réparés après la guerre et le bac, réparé et transformé en 1947 aux Chantiers de Normandie, à Grand-Quevilly, est remis en service en 1949. Il est désaffecté lors de l’ouverture du pont de Tancarville, en 1959. Cédé au Yacht Touring Club de Rouen, l’ancien bac sert de ponton pendant une dizaine d’années au pied du pont Boieldieu. Aux abords du site restent aujourd’hui les vestiges de la gare, des montants des pontons, de la route d’accès et de l’estacade.