Commentaire descriptif de l'édifice
Cet édifice religieux de style moderne affirmé est situé sur une butte. Son accès y est rendu possible par un escalier construit sur le flanc d’un puissant soutènement de pierres. L’édifice est en béton brut, de type bouchardé. Le sanctuaire est éclairé par des vitraux composés de dalles de verres polychromes, qui obturent des claustras en forme de nid d’abeilles. Le sol est dallé. Le clocher ajouré est surmonté d’une croix. La présence de ce clocher manifeste la persistance d’une conception architecturale traditionnelle mais cette dernière se conjugue avec la modernité de son aménagement intérieur, dénué de chœur. En effet l’entrée de cette chapelle débouche directement sur l’autel autour duquel sont disposés les bancs. Cet aménagement permet d’ouvrir la batterie des portes d’entrées donnant sur le porche, en offrant la possibilité aux fidèles de suivre la messe depuis l’extérieur, en cas de forte affluence. Le toit est de forme convexe alors que l’auvent est concave ; ce jeu de courbes se retrouve dans l’église « Notre Dame du Monde Entier » sur la plateau de la Duchère, conçue par François-Régis Cottin. Dans cette dernière les fidèles sont aussi répartis autour de l’autel. La chapelle de la Giraudière est décorée à l’extérieur de fresques représentant l’Annonciation et l’Adoration des bergers. Le peintre est Gabriel Guédel qui fut professeur à l’école des Beaux Arts de Lyon. L’autel est en granit, il est l’œuvre de Garel, tailleur de pierre à Saint Laurent-de-Chamousset. L’accès à la sacristie se situe à droite de la fresque. À l’intérieur se trouve un Christ polychrome du XVIIe siècle. NOMS ? Cette chapelle présente l’intérêt de faire voisiner avec habileté le béton et la pirre, créant ainsi un accord entre la tradition et le modernisme. Cette pregnance des matériaux et de la rusticité, associée au caractère agreste des lieux se retouvent dans les Alpes, en Savoie, en moyenne Maurienne (Saint-André, Fournaux) ou en Tarentaise (chapelle de la Transfiguration à Tignes le Lac) où l’on voit cohabiter, sous des formes diverses, béton brut, béton bouchardé et appareils rustiques. À cette attention au matériau s’ajouter, dans une veine non moins héritière d’une longue tradition, la présence de peintures murales.