Église Notre-Dame-de-la-Miséricorde, église souterraine

Désignation

Dénomination de l'édifice

Architecture religieuse ; édifice religieux ; édifice religieux chrétien ; église

Vocable - pour les édifices cultuels

Notre-Dame-de-la-Miséricorde

Titre courant

Église Notre-Dame-de-la-Miséricorde, église souterraine

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Ain (01) ; Ars-sur-Formans ; 31 rue Docteur-Nodet

Adresse de l'édifice

Docteur-Nodet (rue) 31

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

20e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1960 ; 1961

Description historique

Ars-sur-Formans, petit village des Dombes de 1100 habitants, reçoit chaque année près de 500 000 pèlerins ou touristes, dont un grand nombre d'étrangers de tous les continents. Pour permettre à tous d'assister en commun aux rencontres, une église souterraine est construite entre 1959 et 1960. Elle est l'œuvre de l'architecte Pierre Pinsard qui fut également l'un des auteurs de l'église Pie X à Lourdes. L'architecte Hugo Vollmar est son assistant. L'architecture est marquée par sa sobriété allant jusqu'à un certain ascétisme propre à l'esprit de l'époque.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Située au sud de la basilique, l'église Notre-Dame-de-la-Miséricorde est également appelée « crypte souterraine ». Elle a deux côtés enterrés (ouest et nord) et les deux autres (sud et est) donnent sur un espace ouvert servant de parc, en contrebas de la route. La partie supérieure de la nef est en partie végétalisée, ne laissant qu'un passage à l'est, qui sert d'accès à l'édifice par un escalier droit longeant la façade est. Sur cet espace se dresse une cheminée technique à l'angle sud-est de la pelouse, sur laquelle sont gravés les textes suivants, à l'est : « Curé d'Ars / la croix est l'échelle du ciel » et au sud : « Jean-Marie Vianney / Le Bon Dieu est la joie de celui qui l'aime ? » Enfin on notera au nord la présence d'une petite fontaine. On peut également accéder à l'église par un escalier situé au centre de l'esplanade, derrière le chevet de la basilique. Entièrement enterré, il descend dans une cage circulaire, en vis à jour et à double rampe superposée. Après cet escalier on débouche dans une galerie constituée de parties droites en légère pente, comprises entre une série d'escaliers droits qui permettent d'atteindre le niveau de l'église. À l'entrée effective du bâtiment une croix peinte accueille les pèlerins. Cette crypte est à vaisseau unique, chevet plat et orientée au sud. Elle est en forme de trapèze et descend en pente douce, pendant 55 m, jusqu'à l'autel en pierre de Chomerac, surmonté d'un grand Christ. L'ampleur du bâtiment, qui peut accueillir jusqu'à 3 000 pèlerins, est renforcée par sa hauteur (6,5 m). Au niveau du parc un autre accès se fait par une double porte latérale située à l'est de la nef. Le rythme des bancs renvoie au rythme des poutres de béton qui soutiennent le plafond. La lumière pénètre jusqu'à l'autel par une perforation latérale entre les différentes poutres, un éclairage diffus est assuré par de petites ouvertures verticales sur le chevet de l'église au sud. Les travaux réalisés par l'entreprise Barberot nécessitèrent 65 000 heures de travail et mirent en œuvre 1 151 tonnes de ciment pour 185 tonnes d'acier. Le béton de la nef est revêtu de crépi. Seule note de couleur existante ici, la croix située à l'entrée souterraine de l'édifice qui s'appuie sur un béton brut de décoffrage.

Protection et label

Date de label

2003

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2020

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Tosi-Remy Annie

Cadre de l'étude

Labellisé Architecture contemporaine remarquable

Typologie du dossier

Dossier individuel

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