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POP | Plateforme ouverte du patrimoineEglise Saint-Gilles
Eglise Saint-Gilles






Référence de la notice
PA00103208
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Eglise Saint-Gilles
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Gard (30) ; Saint-Gilles
Précision sur la localisation
Anciennement commune de : Saint-Gilles-du-Gard. Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
30258
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Auteur de l'édifice
Description historique
Le premier évêque de la commune, Agidius, devenu saint Gilles, était originaire d'Athènes. Il se fixa dans les environs de Nîmes au cours du 7e siècle et fonda un monastère qui fut le berceau de l'église. Les invasions arabes interrompirent cette construction et obligèrent Agidius à se réfugier à Orléans. A son retour, après la victoire de Charles Martel, le monastère était détruit. Après sa mort, l'église, où ses reliques avaient été déposées, devint le centre d'un nouveau monastère autour duquel une ville se forma. Le port de Saint-Gilles devint, à la fin du 11e siècle, le rendez-vous de tous les pèlerins se rendant en Terre Sainte. A cette époque, le monastère comptait trois églises dont l'une était sous l'invocation de saint Gilles. Ces édifices furent démolis et leurs matériaux utilisés pour bâtir une grande basilique dont les fondations furent posées en 1116. Choeur, transepts et portail appartiennent à la seconde moitié du 12e siècle. Les troubles causés par la guerre contre les Albigeois interrompirent la construction et l'église resta inachevée. Sécularisé vers le milieu du 16e siècle, le monastère souffrit des guerres de Religion durant lesquelles Catholiques et Protestants s'en disputèrent la possession. L'église, transformée en forteresse, soutint plusieurs sièges. En 1622, le duc de Rohan, général des églises réformées de Languedoc, ordonna sa démolition, mais l'ordre ne fut qu'en partie exécuté (fragment de l'ancien choeur conservé). La Révolution acheva la démolition. Il ne subsiste de l'édifice qu'une partie de l'église souterraine et le portail ouest. Trois portes le composent. Une frise à sujets bibliques réunit ces trois ouvertures. Les trumeaux qui séparent les deux portes latérales de la grande porte sont décorés par des niches garnies de statues représentant les apôtres. Le nom du sculpteur Brunus est gravé au fond de la niche qui abrite la statue de saint Jude. Des traces de peinture subsistaient encore sur les statues au 19e sècle. Des graffiti recouvrent deux colonnes de la façade (galère à voiles ; oiseaux ; tracés ; guerriers armés ; caractères illisibles ; peut-être une représentation de Saint-Louis coiffé d'une couronne à trois feuilles). Ces graffiti sont peut-être l'oeuvre de croisés venus à Saint-Gilles en 1270.
Description de l'édifice
Technique du décor porté de l'édifice
sculpture ; gravure
Statut juridique, intérêt, protection et label
Nature de la protection de l'édifice
classé MH
Date et niveau de protection de l'édifice
1840 : classé MH
Précision sur la protection
L'église : classement par liste de 1840
Nature de l'acte de protection
liste
Intérêt de l'édifice
A signaler
Observation concernant la protection de l'édifice
18 04 1914 (J.O.). Objets mobiliers protégés OM. Voir aussi notice PA00103205 (ancienne abbaye)
Statut juridique
Statut juridique du propriétaire
propriété de la commune
Références documentaires
Cadre de l'étude
Typologie du dossier
dossier de protection
Date de rédaction de la notice
1992
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Voir aussi
Liens externes éventuels
Référence pour lien avec la base Archiv'MH

Référence de la notice
PA00103208
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
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