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POP | Plateforme ouverte du patrimoineEglise de la Nativité de la Sainte-Vierge et de Saint-Antoine de Padoue
Eglise de la Nativité de la Sainte-Vierge et de Saint-Antoine de Padoue

Référence de la notice
PA00100282
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
15 septembre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Eglise de la Nativité de la Sainte-Vierge et de Saint-Antoine de Padoue
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Haute-Vienne (87) ; Cheissoux
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Limousin
Références cadastrales
B 675
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Pierre de Cheyssou donna, vers 1100, le lieu et la chapelle de Cheissou à saint Gaucher, fondateur d'Aureil, qui la céda lui-même à Aton, prieur de Saint-Léonard. L'édifice actuel semble dater du 13e siècle. De plan rectangulaire, à nef unique, il se termine par un chevet plat. Une salle rectangulaire sert de sacristie. La façade occidentale présente un mur-pignon percé d'un portail à triple arcade dont seule celle du centre est ouverte. Le portail est de type limousin à deux voussures. Une archivolte encadre l'ouverture centrale, prolongée par une arcature aveugle en tiers-point qui retombe sur des culots accolés aux contreforts d'angle. Le pignon du clocher, sommé d'une croix antéfixe, est percé de deux arcades plein cintre. A l'intérieur, de part et d'autre de l'entrée, trois corbeaux devaient autrefois soutenir une tribune. Un lavabo à deux cuvettes, en arc brisé, est logé au-dessous de la fenêtre à gradins du mur sud. Au chevet, des écailles dans le badigeon laissent entrevoir des fragments de décor peint. Sur le parvis, la croix du 15e siècle s'élève sur un socle quadrangulaire, légèrement tronconique, placé au centre d'un emmarchement. Le fût est également quadrangulaire. Ses arêtes rabattues en chanfrein sont décorées de crochets boules. La croix est entièrement sculptée en bas-relief. D'un côté est figuré le Christ vêtu d'un court jupon, la tête inclinée vers la droite. Ses bras sont soutenus par deux personnages en robe longue. L'accolade sculptée au-dessus du Christ indique la période flamboyante. De l'autre côté est figurée la Vierge, également sous accolade, portant l'Enfant. Les branches horizontales de la croix portent à leur extrémité des prismes rectangulaires, amortis en bâtière. Sur les trois faces de ces volumes est sculpté, à fond de cuve, sous un arc tréflé, un personnage en robe longue.