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POP | Plateforme ouverte du patrimoineEglise Saint-Sauveur-et-Saint-Martin
Eglise Saint-Sauveur-et-Saint-Martin






Référence de la notice
PA00083767
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
11 juin 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Eglise Saint-Sauveur-et-Saint-Martin
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Gironde (33) ; Saint-Macaire
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Aquitaine
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Eglise d'un ancien prieuré bénédictin qui dépendait de Sainte-Croix de Bordeaux. L'église primitive, où avait été inhumé le corps de saint Macaire, fut remplacée par un nouvel édifice consacré en 1040. Ce monument fut entièrement rebâti au milieu du 12e siècle. L'église dut subir les aléas des guerres de Cent ans et de la Fronde. En 1563, la voûte tombait en ruine. En 1579, l'église était acquise par les Jésuites. Au 18e siècle, l'église fut séparée en deux par un mur élevé entre la troisième et la quatrième travée, renversé après l'expulsion des Jésuites en 1781. En 1825, le peintre Sandré retoucha les peintures du 14e siècle. Au 19e siècle, d'importantes restaurations furent réalisées. £L'église présente un plan tréflé. Nef unique de quatre travées. Le transept arrondit ses croisillons en hémicycle, qui n'est en réalité qu'un polygone à onze pans, ainsi que l'abside. Le sanctuaire et le transept sont certainement les parties les plus anciennes de l'église et peuvent remonter au 12e siècle. A la croisée du transept, une coupole jamais construite avait sans doute été envisagée. Des quatre travées de la nef, la dernière est la plus ancienne et pourrait remonter à la fin du 12e siècle. Elle est romane, sauf pour sa voûte. La seconde et la troisième travées sont du 13e siècle. La première travée a été surélevée à l'époque flamboyante et transformée dans ses parties hautes. A l'extérieur, les élévations latérales ont été exhaussées à la suite de la transformation à l'époque flamboyante. La façade occidentale date, pour ses parties basses, du 13e siècle. L'ensemble a été en partie modifié au cours des restaurations modernes. Sur le haut du tympan sont représentés le Christ entre la Vierge, saint Jean et deux anges. Au-dessous sont rangés les onze apôtres. Les voussures sont décorées de feuillages, d'anges, de vierges sages et folles. La partie haute de la façade témoigne de la reprise faite à l'époque flamboyante. Encastré dans le mur se trouve un Chrisme, seul vestige visible de l'église de 1040, avec l'inscription qui donne la date de consécration. C'est au 14e siècle que fut élevé le clocher au nord de la dernière travée de la nef, sur un plan hexagonal.