Emplacement, forme et structure de l'escalier
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours, en maçonnerie
Commentaire descriptif de l'édifice
Le Pas de la Masque, situé vers le milieu des escarpements naturels du front nord du Faron, est un secteur assez large dans lequel l'escarpement était à la fois moins haut et moins abrupt, d'où la mise en place d'un mur terrassé de retranchement en pierre sèche dès la fin du XVIIIe siècle. Ce « Pas » est dominé directement au sud par une petite éminence naturelle arrondie, l'un des points hauts du Mont Faron, la « hauteur Lebat » dont le sommet culmine à 546m daltitude, soit à peu près la même cote que celle de l'entrée du fort de la Croix-Faron. La caserne défensive, bâtiment rectangulaire (49,50m/ 15m) d'axe est-ouest, enveloppée d'un fossé, est édifiée sur le rebord nord de la « hauteur Lebat », ce qui dégage une petite place d'armes devant sa façade d'entrée sud, à laquelle aboutit le chemin d'accès. Une tranchée rectiligne de communication en caponnière longue d'environ 60m plonge plein nord de l'angle nord-ouest du fossé de la caserne jusqu'à l'extrémité nord-ouest du retranchement, est en place, longue d'une soixantaine de mètres. Le retranchement, limité à des terrasses revêtues avec flanc et fossé, règne au plus près à environ à 46m de distance de la caserne et à 20m en contrebas au nord/nord-est, la pente intermédiaire étant régularisée en glacis à pierres coulantes partant de la contrescarpe du fossé. Sur une citerne excavée dans le roc, la caserne comporte une série de cinq casemates transversales voûtées en berceau surbaissé, hautes de 6m, contrebutées aux extrémités de deux travées de culées subdivisées en trois casemates d'axe longitudinal. L'élévation interne était divisée en deux niveaux par un plancher disparu. L'escalier au centre d'une des travées de culée communique à la plate-forme supérieure, bordée d'un parapet sur cordon et cantonnée d'échauguettes de plan pentagonal. La travée centrale de la caserne est occupée aux deux-tiers par la porte, équipée d'un pont-levis « à la Devèze », avec murs intérieurs délardés d'une rampe de roulage en doucine pour le contrepoids. Les façades sont percées de grandes fenêtres communes aux deux niveaux, avec créneaux dans l'allège.