Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoine"Harpiste et chanteuse"
"Harpiste et chanteuse"

Référence de la notice
M50571092685
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
31 janvier 2022
Date de mise à jour
7 février 2022
Rédacteur de la notice
musée de la musique (Paris)
Crédits photographiques
Claude Germain
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
E.2018.1.1
Domaine
Titre
"Harpiste et chanteuse"
Contexte de création - contexte historique
Millésime de création
vers 1810 (création)
Historique
Date de création : vers 1810. Provient de la vente publique n°16022 Interiors, Christie Manson & Woods, Londres, 31/01/2018 (lot 165)
Description du bien muséal
Mesures
Longueur totale : 130,5 cm sans cadre. Hauteur : 136 cm sans cadre. 149,20 cm avec cadre. Largeur : 89 cm sans cadre. 117,1 cm avec cadre.
Description
Présentation générale : Les personnages représentés ne sont pas identifiés avec certitude. La harpiste représentée pourrait être Eugénie de Lihu, épouse de Jean-Baptiste Labadye, artiste proche de l'aristocratie d'Empire, connu notamment pour le projet de tombeau de Joséphine. Elle porte la robe rouge dont use Riesener dans le Portrait de Mme Riesener et de sa soeur pour rappeler la place de son épouse auprès de Joséphine. Mme Labadye a-t-elle la même place d'honneur ou faut-il y voir une indication d'un milieu proche du pouvoir ? La chanteuse pourrait être Annette de Lihu, identifiée ici sous le nom de Mme Bonnet, car l'on sait que la troisième soeur de Lihu, Victorine, était mariée au colonel Dubignon. Description des éléments : Huile sur toile. La scène musicale présente un duo représentatif de la pratique musicale d'amateurs du début du XIXe siècle. La harpe, dont le mécanisme à crochets est bien visible, accompagne un air dont la partition est mise en évidence. Les deux musiciennes sont saisies sur le vif, au moment de la prestation musicale, manifestement au climax de l'oeuvre, où la chanteuse cherche l'émotion suspendue (la partition est ouverte et figure comme relâchée, tandis que la harpiste contient les résonances de son instrument). La partition si bien retranscrite et placée au premier plan du tableau et son auteur ont bien été identifiés : Il s'agit de la "Ronde provençale", air extrait de l'opéra "Aline, reine de Golconde", composé par Henri-Montant Berton en 1803. La transcription pour piano/chant ou harpe/chant représenté sur le tableau est de la main de Berton. Seul le premier système manque et Riesener a omis quelques détails (comme une partie des paroles).
Localisation
Paris ; musée de la musique