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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineTête de vieillard
Tête de vieillard

Référence de la notice
M0332000782
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
20 décembre 2012
Date de mise à jour
26 novembre 2024
Rédacteur de la notice
musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon ; COURTET Ghislaine
Crédits photographiques
CHOFFET Charles - utilisation soumise à autorisation
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
896.1.72
Domaine
Dénomination
Titre
Tête de vieillard
Auteur
Précisions sur l'auteur
Anvers, 1599 ; Blackfriars près de Londres, 1641
École (pays)
Flandres
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Genèse
étude
Historique
Ce tableau a pu faire partie de la quantité de 'visages au vif sur toile et fonds de bois tant de Monsr Rubens que de Monsr van Dyck' (comme l'Etude de deux têtes conservée à Lyon, inv.A119) que mentionne l'Inventaire après décès de la collection de Rubens publié par J.M. Müller en 1989. Certaines ont été conçues comme des études individuelles pour de grandes compositions.
' Très usé et dénaturé par une ancienne restauration, ce tableau, pourtant publié dès 1909 par Schaeffer puis par Glück en 1931, enfin par Jacques Foucart en 1977, a peu retenu l'attention. La nouvelle intervention qu'il vient de subir (restauration exécutée par Marie-France Racine) lui a redonné sa lisibilité et une clarté de mise en page. On peut admirer maintenant l'application de la peinture en pâte épaisse pour les rehauts de la chair, en touches fines et légères de couleur pour la barbe et la chevelure, qui caractérise la technique du peintre. Il a pu faire partie de la quantité de 'visages au vif sur toile et fonds de bois tant de Monsr Rubens que de Monsr van Dyck', comme l'Etude de deux têtes conservée à Lyon. En effet ces vieillards barbus et à longs cheveux étaient un motif favori du jeune Van Dyck et de Jordaens, lorsqu'ils travaillaient dans l'atelier de Rubens et imitaient leur maître, car créer et conserver des 'têtes d'expression' pour elles-mêmes ou les réemployer était une pratique courante [...]. Cette étude d'après un modèle vivant - le modèle le plus célèbre était certainement Abraham de Graef (Grapheus) peint par Van Dyck, Jordaens et bien d'autres - rappelle l'intérêt nouveau que le peintre porte à l'expression, ici plus inquiète ; dans le traitement du visage, il cherche à traduire une personnalité. ' in LAVALLEE Marie-Hélène, Peintures flamandes et hollandaises des XVIIe et XVIIIe siècles : Collections publiques de Franche-Comté, Paris, Edition de la Réunion des musées nationaux, 1998, p.86
Localisation
Besançon ; musée des beaux-arts et d'archéologie