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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineVue du Puy de Dôme et de Royat
Vue du Puy de Dôme et de Royat

Référence de la notice
M0121004549
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
23 janvier 2017
Date de mise à jour
21 janvier 2025
Rédacteur de la notice
CATHELINEAU Anne-Charlotte ; BOUJU Justine
Crédits photographiques
© Ville de Clermont-Ferrand MARQ
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2009.8.1
Domaine
Dénomination
Titre
Vue du Puy de Dôme et de Royat
Précisions sur l'auteur
Paris, 1812 ; Barbizon, 1867 ; Dès son enfance, Rousseau manifesta des dons de peintre. Son cousin, le paysagiste Pau de Saint-Martin, fut son premier maître. Ses parents, bourgeois fortunés, encouragèrent sa vocation. Travaillant aux Beaux-Arts sous les directives de Rémond et de Guillon-Lethière, Rousseau ne fut pas admis à concourir pour le prix de Rome. Rebuté par l'enseignement académique, il chercha sa leçon au Louvre auprès des maîtres anciens, Claude Lorrain et les paysagistes hollandais, tout en étudiant les paysagistes anglais contemporains. Il ajouta à ces travaux de copies un labeur acharné dans la campagne des environs de Paris. Dans son interprétation analytique et passionnée de la nature, on observe, dès ses débuts comme tout au cours de sa vie, les influences de Constable et de Bonington, de Ruysdael et de Hobbema, qui se jouent tour à tour. Chacune des étapes de sa carrière artistique fut marquée par un voyage. Le premier le conduisit en 1830 en Auvergne, où il découvrit des sites sauvages qui lui inspirèrent des paysages d'un emportement romantique. Deux voyages en Normandie, en 1831 et en 1832, en compagnie de Paul Huet, puis de Charles de Laberge, lui révélèrent la luminosité des ciels marins. Il ne cessa alors de s'intéresser à la représentation des vastes horizons. Invité en Vendée en 1837 par le peintre Charles Le Roux, l'artiste y poussa jusqu'au paroxysme son inclination à pénétrer le secret de la création dans la formation des roches, le cours des eaux, la croissance des arbres. L'année 1848 marqua une coupure dans la carrière de Rousseau et introduisit la seconde moitié de sa vie. Celui-ci se fixa définitivement à Barbizon. Dans cette retraite, il trouva un apaisement à ses échecs. Régulièrement repoussé par le jury des Salons depuis 1835 (il ne rentra en grâce qu'après la révolution de 1848), méconnu du grand public, déçu dans sa vie privée, angoissé par les progrès de la civilisation, il se réfugiait au coeur de cette nature qu'il vénérait d'un culte panthéiste, soutenu par l'amitié réconfortante de Millet. Désormais, son nom fut lié à celui de l'école de Barbizon, où l'artiste devint le maître à penser, l'exemple et le modèle de toute une génération de paysagistes, venus souvent de contrées lointaines. Son influence fut considérable aussi bien par sa pensée que par ses innovations techniques. Si, à la fin de sa vie, Rousseau rencontra le succès (il triompha à l'Exposition universelle de 1855), il fut rapidement oublié dans nos régions et éclipsé par l'Impressionnisme.
Localisation
Clermont-Ferrand ; musée d'art Roger-Quilliot