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POP | Plateforme ouverte du patrimoineVue sur le Port de Sète
Vue sur le Port de Sète


Référence de la notice
M0072003417
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
22 juillet 2013
Date de mise à jour
4 septembre 2026
Rédacteur de la notice
Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie ; Estelle MOULINEAU
Crédits photographiques
© Libourne ; musée des beaux-arts et d'archéologie
Artiste sous droits
oui
Année d'entrée dans le domaine public
2043
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
57.1.1
Domaine
Dénomination
Titre
Vue sur le Port de Sète
Précisions sur l'auteur
Montauban (Tarn-et-Garonne), 1894 ; Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), 1972
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1957
Historique
"François Desnoyer, né à Montauban (Tarn-et-Garonne) le 30 septembre 1894, et mort à Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) le 21 juillet 1972, est un peintre français. Son grand-père, voyant son désir de peindre, le présenta à Antoine Bourdelle, montalbanais lui aussi, qui le prit sous son aile contre l'avis de son père. Il s'installe à Patris en 1912, et cherche à apprendre les techniques par tous les moyens disponibles. Lorsque la première guerre mondiale éclate, Desnoyer fait partie de la première vague. Blessé en 1917, il est nommé sergent. Au front, durant les longues attentes, il dessine pour lutter contre les horreurs de la guerre. de cette période, nait une série de dessins envoyés à sa grand-mère, où sont représentés ses amis soldats, jamais en action, uniquement dans leur humanité. En 1918, il est fait prisonnier. Sa mère meurt à ce moment. La guerre terminée, il retourne à Montauban. Ce n'est qu'en 1921 qu'il retournera à Paris, pour entrer à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Devenu professeur, il mènera une double carrière de professeur et d'artiste. N'exposant que peu de fois, il reste très actif, s'obligeant à peindre tous les jours, et effectue de nombreux envois pour figurer dans les salons. Le véritable tournant est l’année 1934, quand Desnoyer participe au Salon des indépendants, aux côtés de Robert Lotiron, Édouard Goerg et surtout Marcel Gromaire. Du fauvisme et de son traitement de la couleur, il retient les influences de son ami Albert Marquet avec qui il a partagé l’atelier. Durant la seconde guerre mondiale, il peint le portrait de Déborah Lipchitz, réfugiée chez Michel Leiris, tableau dont il fera don au musée de Tel-Aviv, en mémoire de cette ethnographe déportée. Au sortir de la guerre, lorsque le musée d’art moderne de la ville de Paris rouvre, une salle est dédiée à Desnoyer, entre Marc Chagall et Gromaire. A cette époque Desnoyer s’installe à Sète à l’invitation de Jean Vilar. C’est cette ville qu’il choisira rapidement pour y passer ses étés, puis pour y vivre toute l’année. C’est grâce aux artistes vivant près de Perpignan (Germain Bonel par exemple) que Desnoyer rencontra Jean Olibo, alors maire de Saint-Cyprien, qui le convaincra plus tard de créer une fondation dans sa ville. En 1952, Desnoyer participe à la Biennale de Venise avec Fernand Léger et Raoul Dufy, le Havrais devenu son ami. Dix ans plus tard, la Fondation Desnoyer voit le jour à Saint-Cyprien, qui accueille régulièrement des artistes en résidence et des expositions d’art contemporain. Desnoyer a donné la plus grande partie de sa collection d’art moderne ainsi que ses archives personnelles à la ville de Saint-Cyprien". Source :
Localisation
Libourne ; Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie