Description
Céladon à décor à décor sanggam (décors par incisions et engobes, sur largile encore fraîche) ; Bouteille piriforme à oreillons au collet (ébréché) frise de lambrequins, fleurs à l'engobe blanche et noire sous couverte céladon. Haut : 0.30 m Diam 0.16 m ; Cat. Coll. Coréenne Embouchure détruite. Le col est ceint de huit motifs de goufères incrustés de blanc, le centre est décoré à quatre endroits de fleurs et de tiges de chrysanthèmes. C'est sous le règne du roi Eijong (1147-1170) que la technique d'incrustation devient courante. Ce vase date sans doute des débuts de cette technique des céladons incrustés, vers le milieu du XIIe siècle, car il présente encore beaucoup d'espcaes vierges de décor. ; Cette bouteille est caractéristique de la production de céladons à décor incrusté, dit sanggam, du 13e siècle. L'objet, dont le col est fragmenté, devait à l'origine comporter un bouchon et un anneau glissé dans le cercle restant. Une bouteille de forme identique est conservée au Musée National de Corée (Dongwon 127). Le vase porte un décor de chrysanthèmes en bouquets répartis à quatre endroits sur la panse dont une grande partie est ainsi laissée libre de tout décor. Le sommet de la panse s'orne d'une frise de ruyi. Les fleurs sont rendues en engobe blanc, le noir représentant les feuilles et les tiges. Cette bouteille pourrait correspondre aux débuts de la technique d'incrustation ou sanggam apparue au milieu du 12e siècle. Cependant, le motif des chrysanthèmes se retrouve surtout sur des objets datant du début du 13e siècle, comme la très belle bouteille du Musée national de Corée (Sinsu 13561). Le décor de cette bouteille se rapproche beaucoup de celle de Sèvres, mais les fleurs de chrysanthèmes y sont au nombre de trois, contre quatre pour notre bouteille. Cet objet a été acquis par Collin de Plancy en Corée comme il l'indique au conservateur du musée : 'J'ai acquis deux jolis vases fort anciens, l'un notamment de forme lagène, décoré de charmants bouquets blancs sous émail céladon [...] que je réserve au musée1.' La bouteille ne fait pas partie du premier envoi de porcelaines coréennes destinées à Sèvres de 1889, mais est expédiée plus tard par Collin quand sa mutation au Japon l'oblige à abandonner ses recherches sur la céramique coréenne2.