Sainte Barbe

Identification du bien culturel

N°Inventaire, ancien(s) numéros(s), autres numéros, N° de dépôt

M.P.3057.214

Domaine (catégorie du bien)

sculpture, croyances - coutumes, médiéval

Dénomination du bien

Retable, fragment

Titre

Sainte Barbe

Auteur / exécutant / collecteur

MAUCH Daniel (entourage)

Précisions / auteur / exécutant / collecteur

MAUCH : Ulm, 1477 ; Liège, 1540

Ecole

Allemagne

Période de création / exécution

1er quart 16e siècle

Millésime de création / exécution

1510 vers, 1515 vers

Matériaux et techniques

Bois (tilleul), peinture, brocart (appliqué), dorure

Mesures

Hauteur en cm 120 ; Largeur en cm 47 ; Profondeur en cm 7

Description

Tilleul polychrome, brocarts appliqués et dorure. Décor de straffitto sur les orfrois ; Bas-relief taillé dans une seule pièce de bois, reposant sur une console rapportée et figurant sainte Barbe. Peu épais, il s'appliquait à l'origine contre la face interne d'un volet de retable dont il constitue l'un des cinq éléments identifiés : - Vierge à l'Enfant (château de Langeais) ; - Saint Martin (musée des Cloîtres de New-York) ; - Saint Evêque (musée des Cloîtres de New-York) ; - Sainte Anne trinitaire (Marseille)

Sujet représenté

Figure (sainte Barbe, en pied, déhanché, calice)

Précisions sur le sujet représenté

La sainte porte la couronne et le calice, attributs qui la désignent à la fois comme une vierge et une martyre et comme la protectrice des mourants (Légende Dorée, Jacques de Voragine, avant 1264). Vêtue d'une robe et d'un manteau dont elle retient le pan gauche sous son poignet gauche, créant une retombée de plis cassés aux saillies plus accentuées au-dessus du genou gauche. Visage doux avec un ovale plein et régulier. Yeux baissés, nez droit, bouche large aux lèvres minces et sinueuses. Les cheveux tombent en de longues mèches mollement ondulées. Les mains sont délicates mais charnues. La silhouette est légèrement déhanchée, mais l'équilibre est rétabli par la flexion de la tête. Caractéristique de la manière de Mauch et de ses émules.

Source de la représentation

Jacques de Voragine : La Légende dorée

Contexte historique

Lieu de création / d’exécution / d’utilisation

Allemagne, Ulm (lieu de création)

Utilisation / Destination

Pratique religieuse

Informations juridiques

Statut juridique

Propriété de la commune, legs, Amiens, musée de Picardie

Date d’acquisition

1927

Ancienne appartenance

Collection privée, Maignan Albert, 1927, (Acquise par Albert Maignan entre 1890 et 1906.)

Localisation

Amiens ; musée de Picardie

Informations complémentaires

Exposition

Paris, Musée du Louvre, Sculptures allemandes de la fin du Moyen Age dans les collections publiques françaises (1400-1530), 23 octobre 1991 - 20 janvier 1992. (n° 59 C)

Bibliographie

Guillot de Suduiraut S., 'Un haut-relief de l'atelier de Daniel Mauch au Louvre', Revue du Louvre, 2, avril 1987. (p. 113) Sculptures allemandes de la fin du Moyen Age dans les collections publiques françaises (1400-1530), Paris, musée du Louvre, 1991-1992. (n° 59 C, pp. 216-221) Lernout Françoise et al., Le Moyen Age au Musée de Picardie, Amiens, Edition Musée de Picardie / Ville d'Amiens, 1992. (pp. 45-47, notice n° 16, ill. pp. 45 et 46)