Précisions sur les inscriptions
Signé en bas à droite : JF Bouchor. ; inscription manuscrite : Au revers du châssis - Inscription manuscrite au crayon : FES / Bab Mahrouk ; étiquette manuscrite à la plume 345
Sujet représenté
scène (Maroc, Fez, transport à dos d'animal, chameau, personnage, rempart, porte de ville)
Précisions sur le sujet représenté
Les Almohades, en 1204, ont construit cette porte puissante par laquelle on sort de la ville. Son nom signifie : Porte du Brûlé [...] Quoiqu'il en soit, c'est un bloc guerrier et formidable de pierre fauve qui se dresse sur l'azur : et à ces créneaux coniques, à ces merlons, on a accroché durant des siècles des têtes de rebelles. Suspendues par des lacets qui traversaient leurs oreilles trouées, elles se desséchaient au soleil, déchiquetées par le bec des oiseaux voraces. Elle a un aspect redoutable, Bab Mahrouk ! Et elle a vu bien des choses éclatantes ou sinistres. Aujourd'hui nous y voyons encore se diriger quelques chameaux lourdement chargés : ce ne sera pas pour longtemps car, malheureusement pour le pittoresque, le camion automobile affronte de plus en plus les trajets désertiques, et le chameau deviendra, sous peu à Fès un animal aussi rare et suranné que le cheval de fiacre à Paris. [Mauclair C. et Bouchor J.-F., Fès ville sainte, Paris, Henri Laurens, 1930, pp.86-89]. On sort de la ville par Bab Marouk, porte du Brûlé. D'abords appelée Bab ech Chria, cette porte fut élevée en 1204 par les Almohades. [Le Maroc, Les Guides Bleus, Librairie Hachette, 1930 (4ème édition), p.320.]