Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLe canal Saint-Martin
Le canal Saint-Martin

Référence de la notice
07200002021
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
20 novembre 2005
Date de mise à jour
23 décembre 2022
Crédits photographiques
© KLEINEFENN
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2004.3.43 ; 300 (Schmit)
Domaine
Dénomination
Titre
Le canal Saint-Martin
Précisions sur l'auteur
Lépine : Caen, 1876 ; Paris, 1892
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Époque
Pré-Impressionnisme
Historique
Arrivé de Normandie à Paris en 1855, Stanislas Lépine fréquente l'atelier de Corot de 1860 à 1875. A partir de 1870, Durand-Ruel commence à s'intéresser à son travail, mais la grave crise économique qui sévit de 1873 à 1879 contraint le marchand à interrompre ses achats. Pour survivre, l'artiste organise la première vente aux enchères de ses oeuvres en 1874. Cette année-là, conscients de la qualité de son travail les impressionnistes l'invitent à se joindre à eux lors de leur première exposition. Mais le peintre normand, qui fit ses débuts au Salon en même temps que Boudin en 1859, s'éloigne rapidement du groupe craignant que le scandale qui entoure leurs manifestations ne porte préjudice au bon déroulement de sa carrière. Il poursuit alors son oeuvre solitaire selon les trois axes qu'il explore depuis ses débuts : les vues de Paris, celles de ses environs et les toiles représentants les côtes et les villages normands. Le Canal Saint-Martin s'insère dans un type de production récurrent chez ce peintre, celui des vues de canaux parisiens dont il parvient à rendre l'atmosphère avec une grande délicatesse. Ces toiles sont souvent baignées de la froide lueur d'un lever de lune ou bien, comme ici, balayées d'une lumière subtile qui émousse les contours des formes, noyant le paysage sous un voile légèrement brumeux. C'est cette recherches des harmonies douces, cette faculté de Lépine à traduire la poésie ténue qui flotte sur les berges des canaux que recherchent ses amateurs les plus avertis qui se gardent de confondre trop hâtivement son travail avec celui de John Barthold Jongkind auquel on l'apparente souvent. (Jean-Pierre Mélot)
Localisation
Le Havre ; musée Malraux