Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLe bassin du Commerce de Dunkerque (titre attribué)
Le bassin du Commerce de Dunkerque (titre attribué)
.jpg&w=3840&q=75)
Référence de la notice
06220038242
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 janvier 2025
Date de mise à jour
25 février 2026
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2024.12.1
Dénomination
Titre
Le bassin du Commerce de Dunkerque (titre attribué)
Auteur
Précisions sur l'auteur
Alger, 1871/02/25 ; 1943
Genre du ou des auteurs
masculin
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1929/06
Historique
Peintre de paysages, René Hanin adopte presque exclusivement la technique de la peinture au couteau, ce qui lui permet de travailler l’œuvre par empâtements. La touche épaisse de l’artiste s’accompagne d’un geste sûr et d’un jeu sur les textures possible grâce à l’utilisation du couteau à peindre. L’artiste cherche avant tout à capter un instant, une impression mais cela n’est pas fait au détriment des détails. Le peintre démontre son talent dans la science de la composition en donnant une vaste place à l’eau et au ciel, conjuguant deux dynamiques séparées par la ligne architecturale et horizontale de la ville, elle-même scandée par les monumentaux beffrois civil et religieux.
Le premier plan est ainsi occupé par les eaux calmes du bassin du Commerce, dont la surface miroitante est animée par de légères ondulations. Les éléments architecturaux s’imposent au second plan, le beffroi de l’Hôtel de ville entrant en contraste avec la luminosité d’un ciel nuageux. La couleur joue un rôle primordial dans l’œuvre de René Hanin. Véritable coloriste, il rompt ici avec ses représentations orientalistes dans lesquelles il utilise une palette aux couleurs nettement plus vives. Dans cette œuvre, le ciel est marqué par une atmosphère à la fois vaporeuse et lumineuse, réalisée au moyen d’une palette pastelle contrastant discrètement avec la teinte de l’eau et des bateaux du premier plan. Le peintre s’attache à rendre compte de la volupté des nuages, sans toutefois leur donner une tonalité froide caractérisant souvent le ciel de la mer du Nord, préférant doter ce ciel de quelques chaleureuses touches d’un rose pastel entrant en résonance avec la période de réalisation (juin 1929).
Localisation
Dunkerque ; musée maritime et portuaire