Précisions sur les inscriptions
en haut à gauche : mane thecel peres Dans le Livre de Daniel, le roi Balthazar de Babylone durant un banquet arrosé, ordonne que l'on apporte les coupes d'or rapportées du Temple de Salomon à Jérusalem par son prédécesseur Nabuchodonosor II. Utilisant cette argenterie sacrée, le roi et sa cour se mirent à louer les dieux d'or, d'argent, de bronze, de fer, de bois et de pierre. Immédiatement, apparurent les doigts d'une main d'homme, et ils écrivirent sur les murs du palais royal les mots מנא, מנא, תקל, ופרסין (Mene, Mene, Tekel Pharsin). Les versions françaises les traduisent par « Il a été compté: une mine, un siècle et deux demi-siècles » ou « Compté, compté, pesé, et divisé. ». La mine et le sicle sont en araméen le nom de devises : MENE, une mine, TEKEL, une graphie de shekel ou sicle, PERES, la moitié d'une mine. Malgré de nombreuses demandes, aucun des conseillers ou magiciens du roi ne peut interpréter ce présage. Le roi envoya quérir Daniel, un juif exilé capturé par son père Nabuchodonosor et établi à l'époque comme « chef des mages, des magiciens, des astrologues et des devins ». Refusant toute récompense, Daniel prévient le roi de son blasphème et déchiffre le texte. Le sens déchiffré par Daniel est basé sur les verbes à la voix passive correspondant au nom des mesures. « Voici mot à mot ce qui est écrit là : « MENE, MENE, TEKEL, et PARSIN ». » Daniel donne cette interprétation : MENE signifie la fin de son règne, celui-ci s'achevant dans un jour ; TEKEL signifie qu'il a été pesé, et qu'il a été jugé ne faisant pas le poids ; PERES que son royaume sera divisé en deux - une partie revenant aux Mèdes et la seconde aux Perses. PARSIN est en outre un jeu de mot sur perse ou persan. La nuit même, le roi Balthazar est assassiné, et Darius le Mède devient roi. ; Au revers : G.A.( Guilliam Aertssens) ; Au revers : deux mains et trois tours (armes de la ville d'Anvers).
Sujet représenté
scène biblique (balthasar, repas, danse, banquet)