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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineÉtude de nègre
Étude de nègre

Référence de la notice
06070001378
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
25 novembre 2004
Date de mise à jour
28 avril 2023
Crédits photographiques
© Roumagnac Guy
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
MI.867.180
Domaine
Dénomination
Titre
Étude de nègre
Précisions sur l'auteur
Sainte-Barbe-de-Samana, 1819 ; Paris, 1856
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1836 vers
Genèse
étude
Historique
Le 19 novembre 1836, Ingres, alors à Rome, écrivait à son ami Edouard Gatteaux pour le prier de faire exécuter, de préférence par le jeune Chassériau une étude peinte d'après le modèle 'Joseph le Nègre' et rigoureusement conforme au dessin joint à la lettre. Dans une seconde lettre à Gatteaux, le maître précisait encore ses intentions. Cette étude était destinée à une composition qui ne fut jamais exécutée, La Tentation du Christ ou Le Seigneur chassant le démon. Une lettre de Chassériau, datée du 18 avril 1838 apprenait au maître que M. Marcotte partant pour l'Italie, s'était chargé de la toile. ; Provenance mal établie ; ne figure pas sur les liste des tableaux donnés par Ingres en 1851 ou légués en 1867 ; Géricault dans le Radeau de la Méduse a utilisé pour l'un des trois personnages noirs un dénommé Joseph qui était un Haïtien venu à Paris avec une troupe d'acrobates. On le retrouve probablement dans un vigoureux dessin au lavis, vêtu à l'orientale, fermement campé dans une attitude ouverte de défi, les mains crispées sur sa lance. Une esquisse sur toile, encore plus directe, d'un homme au regard mélancolique passe aussi de bonne source pour représenter Joseph (Malibu, J. Paul Getty Museum). Les contemporains le décrivent non seulement admirablement beau, large d'épaules, les hanches minces, mais aussi d'un caractère affable et Géricault semble l'avoir apprécié comme modèle moins pour son physique, capable de rivaliser avec statues antiques que pour le charme de sa personnalité. Depuis le temps où il posait pour Géricault, Joseph était devenu un modèle professionnel auquel maints artistes avaient fait appel. Sur Joseph voir aussi : - Charles Clément, Gleyre. Etude biographique et critique avec le catalogue raisonné de l'oeuvre du maître, Paris, 1878 - E. de la Bédollière, Le Modèle in Les français peints par eux-mêmes, t. II, Paris 1840, page 7
Localisation
Montauban ; musée Ingres Bourdelle