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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineSaint Augustin, abbé mitré ; San Agustín, abad mitrado
Saint Augustin, abbé mitré ; San Agustín, abad mitrado

Référence de la notice
05940000019
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
31 mai 2011
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Berthoumieu Cécile
Crédits photographiques
© Castres ; musée Goya, photographe : Pascal Bru
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
D 63-2-1 ; RF 1952-18 (N°musée déposant)
Domaine
Dénomination
Titre
Saint Augustin, abbé mitré ; San Agustín, abad mitrado
Auteur
Précisions sur l'auteur
RIBERA : Játiva, 1591 ; Naples, 1652 ; nationalité : Hispanique
École (pays)
Espagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1636
Historique
Pendant longtemps, cette oeuvre fut intitulée Abbé mitré, faute d'information plus précise. Cependant, les travaux de recherche d'Alfonso E. Pérez Sánchez (éd. museo del Prado, 1992), ont permis de l'identifier comme étant une représentation de saint Augustin (354-430 Apr. J.C.). Il est, en effet, une autre oeuvre de la main de Ribera qui offre des similitudes assez troublantes ; celle-ci se trouve dans l'église du couvent des Augustines Récolettes de Monterrey à Salamanque. Le saint y est représenté en pied. Si ses dimensions (2,13 x 1,06 m) sont plus importantes par rapport à celles de Castres, il semble qu'originellement elles aient pu être plus importantes encore (environ 2,32 x 1,68 m). Selon toute apparence, malgré une signature peu lisible, assez peu de temps sépare les deux peintures, celle de Salamanque étant aussi datée de 1636. Dans les deux versions, le saint présente son visage de trois-quarts gauche ; il porte le froc noir de l'ordre des Augustins. La tiare de son épiscopat (Hippone en 395) est posée à gauche [...] Mais, ce qui demeure le plus saisissant, à comparer les deux portraits, c'est l'extrême ressemblance des deux visages. Les cheveux et la longue barbe noire, les oreilles décollées sont identiques, tout comme les yeux et le nez fort, légèrement busqué. On sait que le peintre de Játiva aimait à trouver ses modèles parmi le petit peuple. On sait aussi que 1616 correspond à la fin de son séjour à Rome où il est encore documenté, le 7 mai, sous le nom de ' Giosephe Riviera ' et son établissement définitif à Naples, vice-royaume de la Couronne d'Espagne, durant l'été de la même année [...] Le saint Augustin du musée Goya, par sa lumière très dirigée qui contraste avec l'habit et le fond sombres, dramatise l'ensemble à l'instar des oeuvres du Caravage dont Ribera a suivi la manière. Comme il en a usé souvent, il appose sa signature dans un élément du décor, ici sur la tranche du livre. Extrait du cat. exp. Madrid/Bilbao, 2002/2003, D. Gasc
Localisation
Castres ; musée Goya