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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineL'Adoration des bergers ; Adoración de los pastores
L'Adoration des bergers ; Adoración de los pastores

Référence de la notice
05940000017
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
31 mai 2011
Rédacteur de la notice
Berthoumieu Cécile
Crédits photographiques
© Castres ; musée Goya, photographe : Pascal Bru
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
94-5-1
Domaine
Dénomination
Titre
L'Adoration des bergers ; Adoración de los pastores
Auteur
Précisions sur l'auteur
ORRENTE : Murcie, 1580 ; Valencia, 1645 ; nationalité : Hispanique
École (pays)
Espagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
Né à Murcie d'un père d'origine française, Pedro de Orrente fut l'élève de Leandro Bassano (1557-1622). Ses premiers travaux, datés de 1600, le situent dans la région de Tolède (retable du monastère de la Virgen del Saz à Guadarrama) ; après un voyage en Italie de 1600 à 1612, il revint à Murcie. De 1616 à 1617, il oeuvre pour la cathédrale de Valence (saint Sébastien, Martyre de saint Vincent). Artiste itinérant, sa présence est attestée à Valence, Cuenca et Tolède. En 1626, il se fixe dans l'ancienne ville impériale où il se lie d'amitié avec le fils du Greco, Jorge Manuel, dont il devient le parrain d'une des filles. En 1630, il peint l'Adoration des Rois Mages pour la chapelle des Nouveaux Rois à la cathédrale de Tolède. Revenu dans sa ville natale de 1639 à 1644, il repart pour Valence où il meurt le 19 janvier 1645. Le tableau acquis en 1994 par le musée Goya s'inscrit dans une série d'oeuvres similaires conservées au musée du Prado, au musée Mandet de Riom (France), au musée Santa Cruz de Tolède. Orrente développe ici son goût pour les compositions pastorales, qui lui valurent son surnom de ' Bassan Espagnol '. Son style personnel demeure très marqué par le réalisme et le ténébrisme. Le naturel des expressions ainsi que des attitudes s'inspirent de Véronèse et de Tintoret parmi des contrastes lumineux très marqués. Le visage de la Vierge est très proche de la version du Prado qui se situe, selon A.E. Pérez Sánchez, vers 1617. Quoique non signée, l'oeuvre a été parfaitement attribuée grâce à un dessin préparatoire conservé au musée des Beaux-Arts de Valence qui représente la jeune femme tenant un agneau et située dans le coin inférieur droit. Attaché à l'observation de la nature, Orrente sait évoluer vers un langage personnel non dénué des accents de Caravage et qui a marqué l'Ecole Tolédane de la première moitié du siècle d'Or. Extrait du cat. exp. Madrid/Bilbao, J. L. Augé
Localisation
Castres ; musée Goya