RICHARD Théodore (peintre) : La procession des Rogations (La bénédiction des troupeaux)

Identification du bien culturel

N°Inventaire, ancien(s) numéros(s), autres numéros, N° de dépôt

1914.6.1 ; V E 31 (Catalogue Bousquet 1988) ; 62 (Inventaire 1937) ; 7 (Inventaire 1927)

Domaine (catégorie du bien)

peinture

Dénomination du bien

tableau

Titre

La procession des Rogations (La bénédiction des troupeaux)

Auteur / exécutant / collecteur

RICHARD Théodore (peintre)

Précisions / auteur / exécutant / collecteur

RICHARD : Millau, 24/11/1782 ; Toulouse, 10/12/1859 ; nationalité : Française Alexandre-Louis-Marie-Théodore Richard naît à Millau le 24 novembre 1782, troisième enfant d'une famille de la bourgeoisie aisée de la ville. Il reçoit une éducation soignée - ses loisirs sont partagés entre le dessin et la musique - et sa jeunesse se déroule au sein d'une société provinciale brillante. Mais, conformément aux désirs de son père, il accepte, en 1802, un poste de géomètre en chef du département du Cantal. Il sera ensuite en poste en Corrèze, dans le Jura (où il contracte un mariage aussi bref que malheureux) et enfin en Gironde. Ses moments de loisirs sont entièrement consacrés à sa vie artistique. Au début de l'année 1819, on présente à Théodore Richard un jeune garçon de quatorze ans, Jacques-Raymond Brascassat qui montre des dispositions pour le dessin. Le 23 février 1819, Brascassat vient habiter chez Théodore Richard qui se charge de lui donner des cours de dessin, de parfaire son éducation et de lui procurer tout le confort nécessaire à son épanouissement. Dès cette époque, Richard consacre plus de temps à la peinture qu'à l'administration dont finira par démissionner quatre ans plus tard. En effet, dès 1821, il a le projet de créer un lieu idéal propice à l'observation de la nature, à l'étude et aux arts au sein du domaine de Roquebelle, qui comprend une villa et des exploitations agricoles. En 1825, Richard décide de présenter son élève au Grand Prix de Rome. Jacques-Raymond Brascassat obtient le second prix et une bourse qui lui permet d'aller à Rome. Théodore Richard l'accompagne pour quelques mois avant de rentrer en France pour s'occuper de son domaine de Roquebelle. Sa vie se partage entre son activité désormais officielle de peintre - il présente pour la première fois une œuvre au Salon des Beaux-Arts de Paris en 1827 et expose à Toulouse dès 1829 - et la gestion de son petit domaine. Ce rêve d'harmonie ne vivra qu'un temps très bref ; de retour de Rome, Brascassat, qui souhaite prendre son indépendance, s'installe à Paris. Théodore Richard vivra très difficilement cette rupture, d'autant plus que le domaine de Roquebelle ne s'avère pas vraiment rentable ; ruiné et désillusionné, il se résignera à le vendre en 1845. Mais, dès 1833, il cherche un lieu où il puisse se tailler une réputation et vivre de son art. Il quitte Millau pour se fixer à Toulouse où il ouvre une école de peinture de paysage. Attirant la bonne société toulousaine qui œuvre à sa réputation, l'atelier de Richard est l'un des plus appréciés de la Ville. L'été, Richard a l'habitude de prendre les eaux dans les Pyrénées qui deviennent à cette époque un lieu très prisé par une clientèle adepte du thermalisme. Les peintres toulousains pyrénéistes prennent une part active dans le succès de cette mode en proposant aux curistes et aux touristes en mal d'émotions des œuvres empreintes d'un pittoresque parfois un peu artificiel. Théodore Richard s'inscrit dans cette veine avec un succès et une reconnaissance réelle, du moins au sein de la scène artistique toulousaine où il occupe une place importante. De 1834 à 1854, il vit l'apogée de sa carrière ; il est alors considéré par ses pairs comme un peintre de talent. Les années qui vont suivre vont montrer un homme de plus en plus désabusé. Eloigné des centres artistiques parisiens, il ne renouvelle pas son art et voit lentement sa carrière décliner. Il meurt le 10 décembre 1859 dans les bras de sa nièce adoptive, Louise Arnal.

Ecole

France

Période de création / exécution

2e quart 19e siècle

Millésime de création / exécution

1848

Matériaux et techniques

peinture à l'huile, toile

Mesures

Hauteur avec cadre en cm 153 ; Largeur avec cadre en cm 127.5 ; Hauteur en cm 151 ; Largeur en cm 125.5

Inscriptions

signé, daté, inscription

Précisions sur les inscriptions

signé et daté, en bas à gauche : T.Richard. 1848 ; ancien cartel, Sur le cadre en bas : Théodore Richard.- / (Millau 1781 - Toulouse 1859). / La procession des Rogations.- ; inscription, au dos : MR.E.31

Etat du bien

Bon état, Complet

Sujet représenté

scène (religieux, foule, procession, bénédiction, troupeau, chemin, croix de chemin) ; fond de paysage (colline, cours d'eau, végétation)

Informations juridiques

Statut juridique

propriété de la commune, don, Rodez, musée Denys-Puech

Date d’acquisition

1851 acquis ; 1914 entrée matérielle

Ancienne appartenance

RICHARD Théodore

Localisation

Rodez ; musée Denys-Puech

Informations complémentaires

Bibliographie

Catalogue Masson 1879 (Peinture n°90 p 24) Bousquet Jacques, le musée des Beaux-arts de Rodez de bout en bout, Montpellier 1988. (n°199 p 40)