Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinePêcheurs catalans (Environs de Marseille)
Pêcheurs catalans (Environs de Marseille)

Référence de la notice
05500000283
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
19 décembre 2016
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
MAUNOURY Emmanuel
Crédits photographiques
© musée Denys-Puech
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2007.2.17 ; FH 867-147 (Ancien numéro) ; Peinture n°70 (Inventaire 1927) ; Peinture n°79 (Inventaire 1937)
Domaine
Dénomination
Titre
Pêcheurs catalans (Environs de Marseille)
Précisions sur l'auteur
JEANRON : Boulogne-sur-Mer, 1809/05/10 ; Comborn (Corrèze), 1877/04/08 ; nationalité : Française
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1867
Historique
Philippe Auguste Jeanron (1808-1877) était un homme aux multiples facettes. Peintre et dessinateur, il prit une part active à la révolution de 1830 et fût impliqué dans le mouvement romantique. Conservateur de musée, il occupa le siège prestigieux de directeur du Louvre de 1848 à 1850. C'est à lui que l'on doit le classement des peintures par école, ainsi que les premiers inventaires complets des collections. Malgré ses différentes fonctions, il poursuivit son oeuvre de peintre. La révolution de 1830 suscita chez ce républicain forcené un grand espoir qu'il traduisit dans sa peinture. S'il fût séduit dans sa jeunesse par les Romantiques - c'était un grand admirateur de Géricault et Delacroix - son militantisme le poussa dans la voie d'un art social. Déçu par Louis-Philippe, il se réfugia dans l'opposition et exposa quelques peintures engagées contre la Monarchie de Juillet où le peuple est décrit comme une victime souffrante ; 'Une scène de Paris', 'Les Ouvriers en grève'... Puis, ses sujets s'assagissent ; il se fait simple observateur du quotidien. On le considère alors comme un précurseur du Réalisme. En décrivant la vie des petites gens, qu'ils soient paysans limousins ou pêcheurs catalans, il ne porte plus de jugement sur la société. A partir de 1850, sa palette s'éclaircit. Les scènes de la vie quotidienne sont souvent placées dans de grands paysages qui donnent une dimension autre au tableau. Il peint de nombreuses vues de plages animées de pêcheurs fortement influencées par la peinture hollandaise. Comme beaucoup de jeunes peintres de l'époque, il côtoie l'école de Barbizon et peint sur le motif, non sans recourir à quelques photographies (glaneurs, laboureurs). Ici, la grande étendue du ciel, à peine scandée par quelques nuages, occupe la plus grande partie de l'espace du tableau et donne une impression d'infini qui contraste avec la représentation réaliste des pêcheurs au premier plan. Ils occupent le devant de la scène mais semblent presque perdus dans une nature au sein de laquelle ils n'occupent qu'une très petite place. Une telle peinture n'a que peu d'équivalent en France à cette époque et évoque la peinture anglaise ou les artistes américains de l'Ecole de l'Hudson. Le tableau a été présenté au Salon de 1867, a été acquis par l'Etat.
Localisation
Rodez ; musée Denys-Puech