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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineL'Assomption de la Vierge
L'Assomption de la Vierge

Référence de la notice
01720007493
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
3 novembre 2005
Date de mise à jour
6 décembre 2022
Crédits photographiques
© Jean-Claude Culas - Musées de Mâcon
Identification du bien muséal
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Historique
Mission Laclotte, mars 1960 A exposer le cas échéant en second rang. Semble plutôt une copie flamande d'après un modèle italien. ; Cette très belle petite peinture sur cuivre n'a guère été exposée faute d'une attribution plausible. En 1960, le Louvre proposait un auteur flamand - sans doute en raison du support - pour une copie d'un maître italien. Aujourd'hui, diverses hypothèses autour du Dominiquin semblent plus plausibles : la peinture sur cuivre du musée de Grenoble, Dieu réprimandant Adam et Eve (vers 1623-1625), offre les mêmes caractéristiques classicisantes d'un paysage, très poussé dans son expression, faisant une sorte d'écrin pour une scène religieuse à l'organisation plus conventionnelle, écho des principes de Raphaël. La palette chromatique, comme dans la peinture de Mâcon, y est brillante dans tous les sens du terme. Le contexte est certainement celui de la Rome du début du 17e siècle avec, comme cela est fréquent, un partage entre l'iconographie principale, l'Assomption, et le paysage sans doute d'une autre main. Pour ce dernier, il pourrait s'agir de l'anversois Paul Bril, installé à Rome à partir de 1575, inscrit à l'Académie de St Luc en 1582. Après s'être consacré à la décoration murale, il s'adonne principalement à la peinture de chevalet dans un style réaliste des plus minutieux, avec une prédilection pour les paysages composés dans une abondance de feuillages, selon les règles de la perspective atmosphérique. Comme le Dominiquin, il annonce le paysage classique. Quant à la Vierge avec son cortège de putti et son expression naïve, elle pourrait être attribuée à Claude Duruet, nancéien, qui séjourna à Rome à partir de 1613 où il reçu les leçons du Cavalier d'Arpin qui développait une peinture facile à diffuser. Cette Assomption, encore anonyme, est à situer à la charnière du 17e siècle avec toutes les problématiques qui se développent alors dans le milieu romain. ML
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines