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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLa Sainte Famille avec saint Joseph imberbe
La Sainte Famille avec saint Joseph imberbe

Référence de la notice
01720007487
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
3 novembre 2005
Date de mise à jour
23 février 2026
Crédits photographiques
Tournier Pascal - utilisation soumise à autorisation, musées de Mâcon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
A.104
Domaine
Dénomination
Titre
La Sainte Famille avec saint Joseph imberbe
Auteur
École (pays)
Italie (d'après)
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Période de l'original copié
1er quart 16e siècle
Genèse
copie
Historique
Toile originale à la Galerie du Palais de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. ; Le biographe du 16e siècle Giorgio Vasari révèle que l'original, conservé au musée de l'Ermitage à Leningrad, serait une des deux oeuvres exécutées par le peintre à Urbin pour Guidobaldo da Montefeltre. Résidant alors à Florence où il profitait du stimulant climat artistique et culturel, Raphaël aurait, au cours d'un bref séjour dans sa ville natale, réalisé cette oeuvre ainsi que la Madone d'Orléans, visible de nos jours au musée Condé de Chantilly. La Sainte Famille, après avoir probablement fait partie de la collection du duc d'Angoulême, puis figuré dans la célèbre collection Crozat, serait enfin rentrée au musée de l'Ermitage. La copie du musée des Ursulines offre un point de vue curieux sur cette scène. En effet, le peintre a choisi de reprendre l'oeuvre sur une toile au format à l'italienne, alors que l'originale est verticale. Chose étrange également, les toiles étant de même format, une simple rotation du châssis fut alors opérée - gage de démythification des chefs d'oeuvres des grands maîtres, ou évolution des conventions et du goût de la représentation des portraits à l'époque du copiste ? Cependant, le mauvais état de conservation ainsi que des éléments iconographiques sectionnés dans la partie haute (l'auréole de Marie, la voûte qui surplombe la vue d'extérieur), laissent supposer un recadrage postérieur. Il en résulte toutefois une impression moins mystique, moins spirituelle, en raison notamment de l'ouverture élargie donnant sur un paysage neutre - prétexte à un jeu de dégradé entre mer, terre et ciel - peu original. L'appareillage rigide, tronqué dans sa verticalité, et l'espace libéré sous la troisième voûte, atténuent la gravité du couple et insufflent une nouvelle expression aux regards. BM
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines