Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineComposition en bleu - A 37
Composition en bleu - A 37

Référence de la notice
01720002792
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
30 juin 2003
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Musées de Mâcon
Crédits photographiques
© Tournier Pascal - utilisation soumise à autorisation
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
19535
Domaine
Dénomination
Titre
Composition en bleu - A 37
Précisions sur l'auteur
HONEGGER : Zurich, 1917 ; Zurich, 2016 ; Issu du milieu des graphistes zurichois, Gottfried Honegger a choisi la voie exclusive de la peinture en 1958, à New York, après avoir rencontré les peintres B. Newman, M. Rothko ou S. Francis. La dimension métaphysique de leur oeuvre a constitué un apport que son appartenance au groupe de l'Art Concret Zurichois ne lui faisait pas juger primordiale jusqu'alors. Le manifeste de 1930 affirmait : ' l'art concret veut transformer le monde, rendre l'existence plus supportable et exprime le désir d'un monde meilleur ' (J. Arp). Les arts appliqués, l'engagement moral et politique avec des artistes-théoriciens tels Van Doesburg, Albers ou les zurichois Bill, Lohse, Graeser, Honegger le retrouve aujourd'hui à l'Espace des Arts Concret de Mouans-Sartoux qu'il anime tant par des expositions que par la pédagogie. Dans les années 70, Honegger s'exprime aussi bien par la peinture que par la sculpture au moyen d'assemblages mathématiques de formes géométriques simples (parfois aléatoires, parfois déterminées par ordinateur). En parallèle à la réalisation de la sculpture monumentale du collège de Blanzy en Saône-et-Loire, hommage au livre fondamental de Jacques Monod Le hasard et la nécessité, une exposition dijonnaise montrait, en 1980, une série de ' tableaux-reliefs ' dont la peinture mâconnaise est issue après un passage dans une collection privée. De petit format, elle est pourtant significative de l'art d'Honegger de cette période. La technique assez sophistiquée dévoile un travail patient qui, par son ascèse, conduit à la modulation quasi infinie de la lumière. L'audace, ici, se situe dans l'usage peu orthodoxe d'un liseré vert d'une valeur équivalente au bleu qui n'est pas immédiatement perceptible et qui, au lieu de clore le tableau sur lui-même, le situe dans l'espace réel de son accrochage, c'est à dire, selon l'artiste, dans la dimension humaine.
Localisation
Mâcon ; musée des ursulines