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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineEntrée de saint Bernard à Citeaux
Entrée de saint Bernard à Citeaux

Référence de la notice
01370014163
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
20 novembre 2017
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Guichard Iris ; Bardin Dominique
Crédits photographiques
© Jay
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
CA 36 ; 92 (Cat. peint. italiennes 1980) ; Citeaux, n°2 (Devosge) ; 36 (Cat. 1883)
Domaine
Dénomination
Titre
Entrée de saint Bernard à Citeaux
Précisions sur l'auteur
PASSERI : Rome, 1654 ; Rome, 1714 ; nationalité : Italienne
École (pays)
Italie
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1700
Genèse
modello ; oeuvre en rapport
Historique
Le tableau provient de l'abbaye de Cîteaux. La peinture a été saisie à la Révolution et se trouve au Musée en 1799. François Devosge mentionne dans son inventaire trois tableaux de même sujet provenant de l'abbaye de Cîteaux : l'un d'eux, dont les mesures correspondent à celui de Dijon, peut s'identifier avec lui ; les deux autres sont considérés comme copies et signalés comme vendus. Le premier doit sans doute être reconnu dans la toile conservée à l'église de Jouhe (Jura) ; le second, plus petit, n'a pas été retrouvé jusqu'ici. [...] Saint Bernard est accueilli à la porte du monastère par saint Etienne Harding, accompagné des jeunes gens qu'il a recrutés. A genoux, au premier plan, son père, Testelin le Sor, ouvre les bras en signe d'offrande. Bernard a déjà perdu sa mère Aleth : c'est sa soeur Hombeline que le peintre a figurée, en pleurs, au fond et à gauche du tableau, peut-être en s'inspirant du récit de l'historien Chrysostomus Henriquez ('Lilia Cistercii'). On aperçoit à l'horizon la demeure de Fontaine, tandis que le costume de guerrier de son père, et la présence du cheval, attestent la naissance aristocratique du nouvel arrivé. Celui-ci porte un pourpoint inspiré de la mode de la Renaissance, qui côtoie curieusement le costume à l'antique de Tescelin. L'aspect désuet de ce vêtement trahit-il un souci archéologique du peintre, soucieux de replacer la scène à son époque, en 1112 ? Dans le ciel, les angelots portent une mitre et une crosse d'abbé, signes de la future mission de Bernard à Clairvaux. Le renoncement et l'acceptation de la souffrance sont symbolisés par la croix et la couronne d'épines. Le personnage debout à droite a une expression si véridique qu'il ne peut s'agir que d'un portrait. Mariette cite le tableau, qu'il a vu à l'église de l'abbaye : 'Le révérend père Etienne Prinstet, qui était alors procureur général de l'Ordre de Cîteaux en cour de Rome', écrit-il, 'le fit faire au Passeri, et fit ensuite graver la planche au chevalier Dorigny. Il s'y est fait représenter sous la figure d'un des religieux de saint Bernard, qui est sur le devant et qui regarde de face ; la tête est le portrait du père Prinstet, qui, s'étant retiré à Cîteaux, y est mort en 1727, âgé de 77 ans. M. Dorigny m'a assuré que ce n'est point le portrait du père Prinstet mais celui du père Raydelet, son compagnon'. L'additif de 1705 à l'inventaire de 1699 (Archives départementales) précise que le tableau a été donné par le père Prinstet. [...] (Notice de Marguerite Guillaume extraite du 'Catalogue raisonné du musée des beaux-arts : peintures italiennes', Ville de Dijon, 1980) ; en rapport avec : Passeri, L'Entrée de Saint Bernard à Cîteaux, Wind, Passeri, L'Entrée de Saint Bernard à Cîteaux, Jouh, Dorigny, Entrée de Saint Bernard, Paris
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts