Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLe Génie de la Danse
Le Génie de la Danse



Référence de la notice
01370013932
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
21 avril 2009
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Lévy Sophie
Crédits photographiques
© François Jay - musée des beaux-arts de Dijon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 766 ; 43 (DG 1976)
Domaine
Dénomination
Titre
Le Génie de la Danse
Précisions sur l'auteur
Carpeaux : Valenciennes, 1827 ; Courbevoie, 1875
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1869
Genèse
épreuve ; objet en rapport
Historique
On reconnaît ici la réduction du motif central du groupe de 'La Danse' exécuté par Carpeaux sur la façade de l'Opéra Garnier à Paris et présenté en 1869. Le nombre d'exemplaires de cette réduction reste inconnu, mais a sans doute été assez important : l'un de ceux-ci a paru à la deuxième vente de l'Atelier Carpeaux à Paris en 1913 (n° 15). Un autre dans une vente à Valenciennes (n° 9) en 1968, est réapparu à New York en 1970. Un troisième a été exposé chez Heim à Londres en 1969. Le Musée du Petit-Palais en possède une version déposée à l'Hôtel de Ville de Paris. Le plâtre de ce groupe apparaît sur une photographie collée dans un album de dessins de Carpeaux du Musée du Louvre (RF 8636 à 8696), album où se trouve également un dessin au crayon (RF 8645) pour 'Le Génie de la danse', exécuté sur une feuille de papier du journal 'Le Rappel' du 24 novembre 1872. On sait précisément que l' 'Atelier Carpeaux' a commencé à fonctionner à partir de 1872. Le contrat établi le 12 avril de cette année-là entre le sculpteur et son frère Emile stipulait que ce dernier avait 'la direction complète de la fabrication de toutes ses oeuvres pour la production et la reproduction en marbre, bronze...' (Louise Clément-Carpeaux). Carpeaux, à la demande de son frère, 'apporte tous ses soins à composer les ouvrages décoratifs tirés de son groupe de l'Opéra (...) De la ronde joyeuse, il détache le svelte 'Génie' et obtient une statuette de grande allure (...). Son atelier prend une extension considérable' (lbid.). C'est ainsi que sont édités et commercialisés 'L'Amour à la folie entraînant les six bacchantes déchaînées', 'La bacchante criant', 'La bacchante aux yeux baissés'. Les prototypes, dont celui du 'Génie de la danse', sont exécutés grâce au procédé Colas puis au procédé Meynier. Après la mort de Carpeaux, l'atelier continuera de fonctionner grâce à la veuve de l'artiste, figure emblématique du groupe. 'Le Génie de la danse', après avoir été, on le sait, une femme dans les premières études pour le groupe, est devenu ce superbe éphèbe, à la grâce androgyne (c'est la précieuse polonaise Hélène de Racowitza qui lui prêta les traits de son visage) dont le modèle, alors âgé de 20 ans, avait été le menuisier Sébastien Visat. Le présent bronze est en tous points identique à la figure monumentale de l'Opéra, mais il a perdu ses ailes et Carpeaux a été obligé d'inventer le revers. Celui-ci, avec la surface tournoyante et déchiquetée de la draperie, offre un contraste saisissant avec l'aspect plutôt lisse de la face. L'absence des figures de femmes dansant autour du Génie n'altère en rien la vitalité enjouée et le mouvement jaillissant d'une des plus fameuses sculptures de tout l'art français.
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts