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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineL'Enfant devant l'aurore boréale
L'Enfant devant l'aurore boréale

Référence de la notice
01370013255
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 avril 2009
Date de mise à jour
9 juin 2022
Rédacteur de la notice
Lévy Sophie
Crédits photographiques
© Dijon, musée des beaux-arts
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 160 ; 189 (DG 1976)
Domaine
Titre
L'Enfant devant l'aurore boréale
Auteur
Précisions sur l'auteur
REDON : Bordeaux, 1840 ; Paris, 1916
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1893 ; 1894
Historique
Odilon Redon fixa à treize reprises les traits de son fils unique Arï, dont la naissance, le 30 avril 1889, combla le vide laissé par la mort de son premier-né. Dans son journal 'A soi-même', l'artiste évoque ainsi le bonheur de cette nouvelle paternité : 'Ce fut une joie forte... Une secousse ressentie des entrailles comme si ma force, lasse et usée, eut repris un nouveau ressort...' Cette renaissance s'accompagna, dès les années 1890, d'un retour à la couleur, qui s'opéra plus particulièrement par le pastel dont Redon fit son médium privilégié jusqu'à sa mort : 'J'ai beaucoup travaillé à des pastels [...] et je crois bien qu'ils m'occuperont désormais plus qu'autre chose...' (lettre à André Bonger, 12 août 1898). Les portraits idéalisés de femmes et d'enfants comptèrent parmi les thèmes favoris de ces compositions au pastel dont les tonalités à la fois diaphanes et lumineuses convenaient bien à l'univers onirique de Redon. L'artiste représenta son fils le plus souvent de profil, le visage se détachant sur un fond neutre et impalpable. Le rougeoiement presque aveuglant de l'aurore boréale, dont l'éclat orangé a son équivalent littéraire dans le 'rutilant fouillis de flammes' du 'Camaïeu rouge' de Huysmans, contraste avec la douceur bleutée du visage de l'enfant, conférant ainsi à l'ensemble une puissance visionnaire bien dans l'esprit symboliste de Mallarmé à qui Redon offrit ce dessin, en gage d'amitié et de reconnaissance, en 1894.
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts