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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineVue d'Auxerre
Vue d'Auxerre

Référence de la notice
01370004977
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
21 avril 2009
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Sabine Marie-Anne
Crédits photographiques
François Jay - musée des beaux-arts de Dijon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 778 ; 214 (DG 1976)
Domaine
Dénomination
Titre
Vue d'Auxerre
Précisions sur l'auteur
Veyrassat : Paris, 1828 ; Paris, 1893
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1865
Historique
Ce petit tableau ne correspond pas à l'image habituellement connue de Veyrassat. L'artiste, élève de Daubigny et qui débuta au Salon en 1848, a été le peintre d'une certaine vie rustique, des passages de gué, des entrées de moisson, des chevaux hâlant les barques le long des rivières, des troupeau d'oies à la lisière des forêts, qu'il a répétés avec quelque monotonie. Au contraire, dans ce paysage représentant les bords de l'Yonne avec la ville d'Auxerre à l'arrière-plan - sans doute vue depuis l'île aujourd'hui disparue du Batardeau - et qui atteste sans doute la venue en Bourgogne de l'artiste en 1865, Veyrassat, délaissant tout effet d' anecdote, s'est attaché à représenter un paysage qui, dans son exécution et sa composition, se souvient de la leçon des Hollandais et des maîtres de Barbizon, notamment Daubigny. S'il s'attache à dépeindre davantage l'atmosphère campagnarde des bords de la rivière que la ville elle-même, on reconnaît toutefois aisément les principaux édifices civils et religieux de la petite cité bourguignonne : au centre, la cathédrale Saint-Etienne avec les maisons accolées à son flanc. A droite, dominant la partie nord de la vieille ville, l'église de l'abbaye Saint-Germain que l'artiste lithographia pour 'Les Voyages pittoresques de l'ancienne France' du Baron Taylor, ainsi que le pont Paul Bert. En avant de l'église, on aperçoit la tour Saint-Jean, à gauche, enfin, encadrée par un bouquet d'arbres se reflétant dans les eaux calme de l'Yonne, se profile la silhouette de l'église Saint-Pierre, reconnaissable à sa tour carrée inspirée de celle de la cathédrale. Le format modeste et le caractère d'esquisse de cette peinture qui coincide avec l'avènement du plein-airisme peuvent laisser supposer qu'il s'agit là de l'une de ces innombrables pochades réalisées alors directement dans la nature sur de petits panneaux de bois.
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts