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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLes Footballeurs
Les Footballeurs
Référence de la notice
01370004524
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
8 avril 2009
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Sabine Marie-Anne ; Bardin Dominique
Artiste sous droits
VRAI
Année d'entrée dans le domaine public
2026
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 76 ; 555 (DG 1976)
Domaine
Dénomination
Titre
Les Footballeurs
Précisions sur l'auteur
Saint-Pétersbourg, 1914 ; Antibes, 1955 ; nationalité : Française
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1952
Genèse
oeuvre en rapport
Historique
Célèbre tableau d'une série capitale : 'Les Footballeurs'. La référence à la nature, au spectacle du monde était devenue explicite en 1952 : dès le début de l'année apparaissent en effet, chez Nicolas de Staël, les premiers paysages et natures mortes qui s'intitulent 'Pommes', 'Ciel de Honfleur' ou 'Marine à Dieppe'. Peinture encore statique à laquelle il manquait le troisième genre : la figure. Il fallait une étincelle pour permettre le passage aux scènes animées. Elle aura lieu le 26 mars 1952 lors du match de football en nocturne entre l'équipe de France et celle de Suède, auquel l'artiste assiste en compagnie de sa femme au Parc des Princes à Paris. De retour à l'atelier, il se met aussitôt au travail et dans la nuit met en place sur une grande toile où il avait commencé une autre composition le tableau qui s'intitulera 'Parc des Princes' (Staël, 1968). Les autres tableaux ont été entrepris quasi simultanément dans les jours qui suivirent. Le 10 avril 1952, Nicolas de Staël écrivait à René Char: 'C'est absolument merveilleux, personne là-bas ne joue pour gagner, si ce n'est à de rares moments, où l'on se blesse. Entre ciel et terre sur l'herbe rouge et bleue une tonne de muscles voltige en plein oubli de soi avec toute la présence que cela requiert en toute vraisemblance. Quelle joie ! René, Quelle joie ! Alors j'ai mis en chantier toute l'équipe de France, de Suède et cela commence à se mouvoir un tant soit peu, si je trouvais un local grand comme la rue Gauguet je mettrais deux cents petits tableaux en route pour que la couleur sonne comme les affiches sur la nationale au départ de Paris'. Avec la série des 'Footballeurs', 'tout est donné d'un coup : le rythme intense, la montée des rouges et des bleus au maximum de saturation, une matière plus malléable', ainsi que l'écrit André Chastel Les agencements de blocs prennent ici un sens : la frontalité reste identique, la profondeur est toujours absente, mais les blocs entretiennent entre eux une relation telle qu'ils représentent, sans la décrire, une mêlée. De plus, sans que rien ne le laisse prévoir, le peintre des valeurs et des harmonies raffinées jouant ton sur ton fait triompher la couleur la plus éclatante et avec quelle science, puisqu'il ne lui sacrifie pas même un clair-obscur toujours aussi fortement indiqué. Enfin la technique est superbement maîtrisée et fait corps avec l'expression. Il semble que ce soit à ce moment-là que l'artiste ait, sur le conseil de Jean Bauret, abandonné le couteau à peindre au profit d'une truelle pour étaler la pâte. (Notice de Serge Lemoine extraite de 'musée des beaux-arts de Dijon : Donation Granville : catalogue des peintures, dessins, estampes et sculptures, tome 2 : oeuvres réalisées après 1900', Ville de Dijon, 1976) ; voir aussi : Les Footballeurs (DG 73), Les Footballeurs (DG 74), Les Footballeurs (DG 75)
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts