Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineRendez à César
Rendez à César
Référence de la notice
01370002098
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 avril 2009
Date de mise à jour
15 avril 2026
Rédacteur de la notice
Creuzet Laurent
Crédits photographiques
© Adagp
Artiste sous droits
VRAI
Année d'entrée dans le domaine public
2059
Droits de reproduction et de représentation
<TDM-RESERVATION : 1>
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 370 ; 392 (DG 1976)
Domaine
Dénomination
Titre
Rendez à César
Précisions sur l'auteur
Theizé, 1898 ; Orsay, 1988
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1958
Historique
Ce tableau illustre pour Lapicque 'la collusion de la Rome impériale et de la Rome chrétienne. En bas à droite se trouve le buste de Jules César, un peu angoissé avec à gauche son triomphe, où le général victorieux se dresse en saluant sur son char, suivi par les légionnaires, tandis qu'on massacre un lot de prisonniers en signe de réjouissance : c'est là le monde terrestre, celui des succès et des échecs d'ici-bas, celui que la Rome antique n'a jamais dépassé, malgré ses dieux et ses cultes multiples. Au-dessus, le Dieu byzantin, unique et dominateur, avec son nimbe crucifère derrière lequel transparaît la Jérusalem céleste : c'est l'autre monde, celui de la transcendance et de l'éternité, d'ailleurs fait ici d'une autre matière, imitant par ses touches carrées les puissantes mosaïques de Sainte Pudentienne ou des Saints Cosme et Damien, que j'ai longuement contemplées durant mon séjour à Rome. J'aurai bien aimé rencontrer dans les mosaïques romaines cette évocation de deux mondes hétérogènes, mais je ne l'ai vue nulle part, alors j'ai fabriqué une mosaïque avec mes pinceaux'. Comme l'écrit Daniel Abadie, 'si son oeuvre s'est constamment nourrie des formes artistiques les plus diverses, sans cependant se plier aux inventions plastiques que chaque société a laissées en témoignage de ce souci constant d'interpréter le monde et de le dominer, qui fait la grandeur de l'homme, c'est que pour Lapicque, la culture n'est jamais restée lettre morte Elle correspond chez lui à un mouvement de sympathie envers les civilisations disparues, à une compréhension profonde de l'élan qui anima l'artiste quelques siècles auparavant et qui s'est extériorisé dans un tableau, une sculpture, une tapisserie, voire un simple objet artisanal'.
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts