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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineLes Sonneurs de cor
Les Sonneurs de cor

Référence de la notice
01370000444
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
21 avril 2009
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Creuzet Laurent
Crédits photographiques
© François Jay - musée des beaux-arts de Dijon
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
DG 853 ; 17 (DG 1976)
Domaine
Dénomination
Titre
Les Sonneurs de cor
Auteur
Précisions sur l'auteur
BONVIN : Vaugirard, 1817 ; Saint-Germain-en-Laye, 1887
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1880
Historique
Ce tableau de François Bonvin a appartenu à un collectionneur du XIXe siècle, Georges Lutz, qui a possédé plusieurs autres oeuvres de l'artiste. Il porte au dos le cachet du marchand de tableaux parisien Tempelaere, à propos de qui le peintre écrivait dans une lettre du 7 décembre 1880 : 'Un marchand de Paris, qui est devenu mon ami dévoué, fait le voyage de Saint-Germain chaque fois que j'ai pondu. Me paie mon oeuf, s'en va content et me laisse de même. Voilà enfin l'indépendance absolue, tant rêvée par moi, puisqu'aucun 'sujet' ne m'est imposé et que tout m'est pris, 'mais à la condition de ne travailler pour nul autre.' (cité par Lecour, 'Le peintre François Bonvin, lettres et souvenirs', Blois, 1897, p. 60). On trouve également une étiquette de Bernheim Jeune sur le châssis et le cachet de Félix Génard Fils. Le sujet de ce tableau semble n'avoir pas été traité ailleurs par Bonvin, à la différence des scènes d'intérieur familières, des représentations de religieuses au couvent ou des natures mortes, qu'il s'est plu à multiplier. Le souci des détails, l'attention portée à la nature morte, la description exacte des costumes, la pose des personnages, l'étude de la lumière, la tache rouge qui réveille l'obscurité, la fenêtre ouverte sur l'extérieur, la touche précise et un peu lourde, le sujet lui-même qui n'est pas sans rapport avec les tableaux de corporation : tout rappelle ces modèles hollandais à partir desquels Bonvin a élaboré son style. Il n'est pas possible de dire si les personnages représentés sont des portraits. Cette même année 1880, François Bonvin a exécuté une 'Nature morte aux instruments de musique' (Musée de Montargis) dans laquelle figure également un cor de chasse.
Localisation
Dijon ; musée des beaux-arts